The Divine Comedy - L’Olympia (Paris)

le 19/10/2006

The Divine Comedy - L’Olympia (Paris)

Ce soir-là , la salle de l’Olympia indiquait le nom de the Divine Comedy en lettres rouges sur sa célèbre devanture. Mais c’était à l’intérieur que l’on pouvait apercevoir une toute autre lettre. Il s’agissait d’un V rouge planté en plein milieu de la scène, celui de la Victoire, en référence au dernier album du groupe. Cette lettre fut illuminée en début de concert pour l’entrée de Neil Hannon et sa bande de the Divine Comedy, sous une musique militaire impériale (d’ailleurs, je me demande si elle n’est pas tirée de la série V). Triomphateur, Neil Hannon, costume, lunettes noires arriva même en se permettant le signe de la victoire avec ses doigts, sous les applaudissements des spectateurs.

Une guitare acoustique, le Monsieur entama le concert avec un Mother Dear parfaitement soutenu par les sept autres musiciens qui l’accompagnaient, allant de la belle violoniste au batteur, en passant par le violoncelliste, le guitariste, le bassiste, le claviériste et le percussionniste. La troupe pouvait s’en donner à cœur joie pour nous offrir une pop orchestrale de toute beauté et enthousiasmante. Et voilà que s’enchaînait de suite Becoming more like Alfie et plus tard Something for the Week-End et ses rires bien connus, les classiques du génial album Casanova , toujours aussi irrésistibles, au plaisir de la salle entière. Un véritable début en fanfare.

Avec un Bad Ambassador de gala, Neil Hannon sait qu’il sera ici toujours accueilli en grandes pompes, tout lui est permis … Comme il nous l’a dit, ce temple de la musique est sa maison spirituelle. Il en profita donc pour prendre ses aises, enlevant ses lunettes, sa veste au fur et à mesure, la chemise entrouverte et faire comme s’il était chez lui. Il s’alluma et fuma un clope pour the Plough étonnant sur scène, une pinte de bière posée jamais trop loin. Mais bien sûr, le tout avec classe et humour. Toujours un petit commentaire entre les morceaux et un jeu scénique théâtral bien amusant. Il surprit même le public en feuilletant un magasine Playboy durant To Die a Virgin.

Justement, concernant le dernier album Victory for the Comic Muse , Diva Lady s’en sortit avec les honneurs et A Lady of a certain Age fut vraiment superbe, des arrangements discrets et soignés pour un final émouvant au violon et à la simple guitare acoustique. Les musiciens pouvaient accepter la flûte de champagne proposée, que Neil Hannon sirota, lui, tranquillement, les jambes étendues, alors que le groupe entamait déjà la suite. La suite qui n’hésitait pas à nous replonger dans de vieux souvenirs comme Your Daddy’s Car (Europop aurait été plus à mon goût) ou des plus récents comme Our Mutual Friend très enlevé et curieusement unique représentant de l’avant dernier album pourtant apprécié. La voix de Neil Hannon faisait des merveilles sur When the Lights go out all over Europe notamment. Et le groupe prenait plaisir sur Generation Sex qui enflamma évidemment la salle. La traditionelle reprise était consacrée cette fois-ci au Raspberry Beret de Prince, ma foi, fort appréciable et entraînante.

Le concert se terminait sur une standing ovation méritée pendant que le groupe jouait l’attendu et enjoué National Express. Mais, ce ne fut pas le dernier morceau, puisqu’il y eut un deuxième rappel avec un Sunrise plus apaisé. La bataille était en fait peut-être gagnée d’avance mais il fallait la jouer, et the Divine Comedy l’a réussi de la plus belle des manières. Neil Hannon a eu raison de faire le fier dés le début, même si après coup, on peut se dire qu’il aurait pu prendre plus de risques en changeant de set list pour chacune de ses dates vu la grandeur de son répertoire. Mais peu importe, on prendra toujours plaisir à le revoir …


( darko )

 


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