Landscape + Carp - Café de la Danse (Paris)

le 6/04/2007

Landscape + Carp - Café de la Danse (Paris)

En guise de préambule, Carp a ouvert la porte des douces rêveries éveillées aux spectateurs du Café de la Danse. Adepte des constructions mélodiques et mélancoliques portées par la voix agréable et bienveillante de Benoît Guivarch, le groupe des plus prometteurs a emporté facilement l’assistance avec ses ambiances cotonneuses et ses montées en puissance électriques et tendues sans être pour autant agressives, de façon à préparer la salle à la suite du voyage en compagnie de Landscape.

A peine le temps de se remettre de ses émotions, que l’on peut déjà voir Landscape s’installer sur scène avec en tout une dizaine de musiciens. Sans fioritures, un simple rideau derrière, le groupe a choisi de ne pas illustrer ses compositions de projections qui auraient pu en être le parfait complément (d’ailleurs le groupe improvisera sur le film In the Mood for Love dans le cadre d’une soirée Cinémix au Triptyque le 25 avril prochain) . Quoi qu’il en soit, il suffit de laisser son imagination aller au gré des mélodies atmosphériques et imagées de Landscape. Tout au plus la présence d’une section de cuivres peut nous aider à plonger dans l’ambiance des clubs de jazz des années 50 par leur costumes. A part ça, le groupe est décontracté, chaque membre sachant s’éclipser discrètement de la scène au fur et à mesure des morceaux qui se sont enchaînés durant cette soirée.

C’est Slow down en premier titre qui a donné l’ambiance de la soirée, tout en finesse et douceur. Les sonorités sombres et alanguies des trombones et tuba ont réussi à créer une atmosphère délicate et nostalgique pour laisser ensuite la place au violoncelle et violon, entraînants et tout aussi émouvants, sur le second titre Parenthèse, issu de l’album fraîchement sorti With a little Help from my Friends . Et c’est bien de ses amis que Guillaume de Chirac au piano et clavier initiateur de ce projet, s’est entouré. On a pu notamment profiter du chant inspiré de Benoît Guivarch de Carp et même Nicolas Leroux d’Overhead sur l’unique titre Born Wild.
C’est avec plaisir que l’on a pu réécouter les premières compositions de One comme le superbe Must en forme d’incantation religieuse relevée par la mélodie claire d’une simple guitare acoustique. Dans la même veine, l’irrésistible We reste l’un des meilleurs moments de la soirée, les musiciens ne pouvant même s’empêcher de remuer la tête tout du long, et semblant être tout aussi ravis de le jouer que les spectateurs de l’écouter.

En tant que nouveau morceau, I wish a été prometteur avec la rythmique impeccable et entraînante d’une batterie allant crescendo. L’heure d’à côté avec ses paroles en français a su toucher son assistance. Par ailleurs, ce concert a permis au chanteur de Static Observer (Myspace) de monter sur scène pour interpréter de belle manière un morceau inédit dont il a écrit les paroles sur la musique de Landscape qui avait organisé ce concours.

L’enchaînement des terribles et efficaces Them et … ?! a fait monter la température de la salle avec ses guitares électriques en roue libre juste pour la sortie du groupe et avant l’unique rappel. Un rappel qui a débuté en douceur avec Someday chanté par Guillaume de Chirac à la place de Syd Matters absent ce soir là, et qui s’est terminé avec la reprise In the Drugs de Low vraiment de toute beauté.
Ainsi, cette soirée a permis de confirmer que ce second opus est bien la parfaite et cohérente suite du premier et que les ambiances de Landscape ne perdent aucunement de leur charme sur scène avec une admirable orchestration.


( darko )

 


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