Martin Carr - The Breaks
On ne s’attendait pas nécessairement à tomber sous le charme d’un album de Martin Carr en 2014. C’est pourtant clairement le cas.

1. The Santa Fe Skyway
2. St Peter In Chains
3. Mainstream
4. Mountains
5. Sometimes It Pours
6. Senseless Apprentice
7. No Money In My Pocket
8. I Don’t Think I’ll Made It
9. Mandy Get Your Mello On
10. The Breaks
date de sortie : 26-09-2014
Label : Tapete Records
Le compositeur des Boo Radleys a goûté à l’anonymat depuis le sous-estimé Kingsize, dernier opus du quartet quelques mois avant leur séparation. Sous le pseudonyme de Brave Captain, il a réalisé cinq albums avant d’en partager un autre sous son véritable patronyme en 2009. Depuis ces six sorties confidentielles égrenées lors de la décennie passée, le Britannique s’était fait discret, se contentant du single Sailor / I Will Build A Road il y a deux ans.
Dire que l’on attendait la sortie de The Breaks constituerait donc un mensonge. A vrai dire, si l’on écoutait de temps à autre, et avec toujours autant de plaisir, un Giant Steps ou C’Mon Kids, il semblait difficile de concevoir qu’une nouvelle galette du songwriter nous séduise.
Raté. Orphelin depuis plus de quinze ans (si l’on excepte une collaboration sur l’un des opus en tant que Brave Captain) de Sice qui tenait le micro chez les Boo Radleys, Martin Carr a donné à sa voix une nouvelle dimension. Sur certains titres à l’instar d’un Sometimes It Pours rappelant l’esthétique de Wake Up !, on le retrouve ainsi aux chœurs, où il officiait déjà avec brio au sein du quartette. Mais le songwriter a suffisamment d’assurance désormais pour occuper le premier plan au niveau vocal. Sur un titre tel que l’addictif St Peter In Chains, sans doute le plus proche de l’univers des Boo Radleys, c’est particulièrement évident.
Toutefois, se contenter de reproduire ce qu’effectuait le combo de Wallasey il y a déjà vingt ans n’aurait qu’un intérêt modéré. The Breaks est un album riche, capable de rendre hommage à Isaac Hayes sur l’épatant The Santa Fe Skyway introductif ou d’évoluer avec No Money In My Pocket sur un versant que l’on soupçonne initialement nostalgique et légèrement lyrique, mais qui, ne se contentant jamais de cette seule dimension, grandit en intégrant des éléments électroniques presque psychédéliques en fin de morceau. Et puisqu’il est désormais papa, Martin Carr s’autorise un dernier titre éponyme à l’influence country-folk, suffisamment court pour rester efficace sans ennuyer.

Et si l’artiste avait laissé aux nouvelles générations un héritage bien plus grand qu’on ne pourrait le soupçonner ? En écoutant I Don’t Think I’ll Make It, on pense immédiatement au jeune génie Mac DeMarco. Jeu de guitare assuré et hachuré, rythmique et voix nonchalantes, discrètes incursions au piano et digressions électriques en arrière-plan, les points de comparaison semblent évidents alors même que ce morceau ne constitue pas un virage artistique majeur chez Martin Carr, en tout cas pas de ceux (souvent navrants) où l’aïeul singe le jeune du moment ayant le vent en poupe.
Si The Breaks ne se donne aucune restriction quant au parterre d’influences à digérer, il reste un disque de pop, donnée que revendique en tout cas son auteur. "Malgré toute l’angoisse qu’il a générée, ce disque est le plus immédiat et accessible que j’ai fait depuis longtemps. J’aime la musique pop et la trouve libératrice. Elle me remplit de joie". Et nous avec, par la même occasion…
Quelles sont les raisons qui nous font, chaque année, lire et relire les différents tops affolant webzines et presse spécialisée ? Si ces objectifs plus (la volonté de partager de nouveaux disques) ou moins (l’illusion d’être un défricheur) avouables rendent l’exercice de plus en plus raillé, j’y vois essentiellement l’occasion d’ordonner mes découvertes (...)
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