Le streaming du jour #145 : Girls - ’Father, Son, Holy Ghost’
Qui aurait pu croire que l’histoire avec ces Girls pourrait durer aussi longtemps ? Avec un premier Album et ses amourettes dont le charme instantané et irrésistible, quelque peu inégal semblait trompeur, on se disait que cela ne tiendrait que quelques mois, juste le temps d’une passade, d’un été. Et pourtant, aujourd’hui, deux ans après, le retour de ce duo surprend avec ce deuxième LP qui réveille de nouveau la flamme amoureuse qui sommeille en chacun de nous.
Après un EP Broken Dreams Club remarqué et présageant du meilleur, le second opus de Girls apporte de nouveau un certain vent de fraîcheur sur la pop américaine, à la manière des Smith Westerns qui avaient égayé le début d’année. D’ailleurs, cela commence de bon entrain avec Honey Bunny et son air de surf rock que l’on aurait très bien pu retrouver sur le séduisant et trop peu acclamé Dye It Blonde de ces derniers, avec qui ils partagent des affinités.
Mais si l’on revient à Father, Son, Holy Ghost, la suite ne faiblit pas et ne déçoit aucunement, le duo de San Francisco réussit un véritable tour de force ou plutôt de douceur mélodique et enivrante, même si la mise en bouche n’est pas si évidente qu’elle n’y paraît. On y retrouve étonnamment l’élégance et le charme de la pop britannique que l’on pouvait apprécier dans les 90’s et quelque peu disparue aujourd’hui, comme la grâce romantique des La’s ou la mélancolie radieuse des Trash Can Sinatras. Et s’il fallait résumer leur musique avec un seul nom, Felt viendrait bien sûr immédiatement aux lèvres. De bien belles références, même si finalement le succès n’a pas été au rendez-vous ou n’a pas pu tenir ses promesses pour ces diverses formations. Quoiqu’il en soit, on peut espérer un autre sort pour Girls lorsque l’on entend Vomit, véritable pièce maîtresse émotionnelle et ascensionnelle qui pourrait en bouleverser plus d’un. Et même si ce titre pourrait au premier abord faire de l’ombre au reste, il n’en est rien, il y a toujours ce petit quelque chose, cette sensibilité (si l’on excepte la parenthèse amusante de Die) qui touche et retient l’attention sur chacune des chansons de l’album.
On sait aujourd’hui que l’on peut envisager d’aller plus loin dans cette aventure avec ces Girls. D’agréables moments en perspective.

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Momoko Gill - Momoko
Yallahbibi - Desert Tales
The Merricks - Teeth in a Void
Tenzoe & Sponatola - Amrita EP
Ichiban Hashface - Ichiban Ha$hface & The Great E$cape
Boxguts - Hot Bref Boy Volume 9 : PLATINUM GATLING TONGUE
Nathan Fake - Evaporator
Marielle V Jakobsons - The Patterns Lost to Air
Midori Hirano - OTONOMA
Wahn - Echo Mist Light
![]() |
![]() |
![]() |
- Comité d’écoute IRM - session #21 spéciale hip-hop du début d’année : ConfiA ; Dope KNife ; ialive ; Ill Clinton ; Nya7seedz x PruVen ; Sniff, Caneva & Hush One ; Spice Programmers
- Alex Thagis : "Dans Turne 66, la question était de savoir quelle place pour une Albertine Sarrazin de nos jours."
- Buck 65 - Do Not Bend
- And Also The Trees - The Devil’s Door
- Luke Temple - Hungry Animal
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
![]() |
![]() |




























