Rival Consoles - Night Melody EP

1. Pattern Of The North
2. Johannesburg
3. Slow Song
4. Lone
5. Night Melody
6. What Sorrow
2016 - Erased Tapes
Sortie le : 5 août 2016
Il y avait eu l’IDM malaisante, incandescente, déliquescente (The Decadent EP) titubant dans les pas de géant d’Aphex Twin, Squarepusher et Autechre, le clubbing minimalisme et décadent à la Mr Oizo (Kid Velo), puis l’électronica housy au lyrisme onirique à la croisée de Jon Hopkins et Caribou (Sonne), autant dire que si l’on recommandait volontiers le pensionnaire du label Erased Tapes (dont il fait quelque peu office de vétéran avec pas moins d’une dizaine de sorties en neuf ans) pour l’efficacité à taille humaine d’une musique définitivement plus élégante que n’importe quel banger de dancefloor, il brillait déjà un peu moins par son originalité.
Totalement zappé l’an dernier dans ces pages et c’est dommage, Howl avait pourtant entrepris de creuser l’envers du sillon de Sonne en insufflant une bonne dose d’urgence hypnotique dans sa dynamique house et aussi pas mal d’anxiété texturée dans ses rêveries éthérées, empruntant au post-dubstep autant qu’au revival kosmische avec force synthés analogiques vintage. Une démarche dont naquit alors son plus beau disque et que perpétue aujourd’hui cet excellent Night Melody, encore meilleur car quasi totalement purgé de l’hédonisme encore saillant d’Odyssey et Sonne, sur six titres qui finissent par ne plus ressembler à autre chose qu’à eux-mêmes.
Les nappes organiques de textures vacillantes (Slow Song) ou crépitantes (Night Melody) et autres pulsations tantôt hypnotiques (Pattern of the North), polyrythmiques et syncopées (Lone) ou plus libertaires et virevoltantes (Johannesburg) s’y intensifient à chaque fois en un crescendo viscéral et ardent auquel rien ne peut résister, et avec ses flots de beats martelés sur fond de lames de bruit blanc et d’arpeggiators rétro-futuristes, What Sorrow clôt le disque sur un paroxysme embrasé dont le bouillonnement magmatique n’a rien envier ou si peu au post-rock synthétique et noisy du génial Terminal Sound System, une entrée en bonne et due forme dans la cour des grands pour Rivale Consoles.
22 pour rester dans le ton car mon bilan albums en comptera 66 en trois parties (rendez-vous la semaine prochaine pour une première série), mais surtout parce que ces 22 là se sont imposés, s’il avait fallu couper plus loin on aurait approché la centaine et ça devenait (...)
L’Anglais Ryan Lee West a beau avoir déçu nos espoirs d’héritage Warpien, Sonne a tout ce qu’il faut pour réchauffer les cœurs des déçus du nouveau Caribou avec son électronica housy et sensuelle aux fourmillements bucoliques hors du temps.
En décembre dernier, quelques mois après l’EP Vemeer enregistré sous le pseudo Aparatec et ses beats à la Squarepusher sur fond de mélancolie synthétique, le jeune Ryan Lee West transformait l’essai. A tout juste 21 ans, c’est donc sous le nom de Rival Consoles que sévira désormais ce musicien anglais originaire de Leicester, que certains présentent (...)

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