Still Parade - Concrete Vision

1. Seasons
2. Walk in the Park 
3. Concrete Vision
4. Let Go
5. 7 : 41
6. Everything Is Going Down (Again)
7. Chamber
8. Morning Light
9. True Love
10. Reason
2016 - Heist Or Hit Records
Sortie le : 3 juin 2016
Avec un disque tel que Concrete Vision, il convient d’emblée de préciser que l’on est en permanence à la frontière du bon goût. Les oreilles les plus pointues passeront probablement leur chemin et avouons-le, la tentation fut réelle après l’écoute d’un ou deux extraits de cet album.
Actif depuis trois ans et ayant délivré son premier long format en 2014 avec Fields, Still Parade a effectué un chemin peu conventionnel. A la différence du processus entrepris par bon nombre d’artistes émergents, le Berlinois a d’abord enregistré un 7’ intitulé Actors en studio choisissant ensuite de s’isoler dans sa chambre pour la réalisation et l’enregistrement de ses deux premiers LPs.
Une démarche qui explique peut-être pourquoi l’Allemand n’agace pas et ne sombre jamais dans des excès de grandiloquence qu’il se plaît néanmoins à approcher le plus possible. Là n’est sans doute pas la meilleure des manières de défendre ce Concrete Vision, composé de nombreux breaks enthousiasmants et de nappes planantes, mais impossible de faire fi de cette dimension : si l’auditeur peut parfois éprouver une certaine gêne, celle-ci fait partie de la prestation d’ensemble.
Cette gêne a, de toute manière, tôt fait de laisser la place à un état proche du laisser-aller. Comment résister à un titre aussi évident et addictif que 7 :41 avec sa rythmique nonchalante mais efficace, ce chant mélancolique, les nappes de synthétiseurs cheap qui font mouche immédiatement malgré leurs relents discos, et tant pis si la construction n’est pas d’une originalité folle.
Ce titre symbolise d’ailleurs la tonalité globale de ce Concrete Vision. Niklas Kramer – seul véritable maître à bord, bien qu’il se soit entouré de quatre acolytes pour finaliser l’enregistrement du disque – joue la carte de l’onirisme et de la nonchalance en proposant des atmosphères contemplatives mais lumineuses (Walk In The Park, Everything Is Going Down Again), évoquant à la fois Röyksopp, le M83 de l’injustement décrié Saturdays=Youth, la post-french touch de Sébastien Tellier ou le psychédélisme pop de Tame Impala et MGMT. Pas la plus exigeante des sorties de l’année 2016, mais l’une de celle qui s’écoutera le plus facilement en cette période où le soleil estival nous fait défaut.

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