Le streaming du jour #1578 : Rob Viktum - ’Shoot The Messenger’
Rob Viktum est assurément l’un des producteurs les plus fascinants de la scène texane. Ses hymnes abstract lui valaient déjà un coup de projecteur dans nos colonnes en 2013 avec l’EP Nothing Borrowed puis deux ans plus tard avec Survival Kit sans occulter ses apparitions sous l’alias Vik Filthy.
L’artiste basé à Dallas est un touche-à-tout, aussi à l’aise lorsqu’il s’agit de marcher sur les traces du Psyence Fiction d’Unkle que lorsqu’il est question d’un hip-hop plus urbain en passant par des sonorités plus soul qu’il aime intégrer avec parcimonie dans ses compositions.
Sur Shoot The Messenger, Rob Viktum délivre quinze missives hantées par le flow d’une dizaine d’invités parmi lesquels Awar, Damien Randle, Zilla ou Ras Kass, sans oublier l’excellent Blueprint plein d’assurance et en même temps sur le fil à l’occasion du sommet If You Build It aux faux-airs de ballade mélancolique et néanmoins à fleur de peau qui contraste avec un ensemble plus avenant.
Ainsi, à l’exception du moins subtil car trop direct Long Road et de la légèreté trop facile de Hold On, Shoot The Messenger ne comporte aucune fausse note. Des sonorités jazzy de Presidential Bubble Goose au hip-hop plus conventionnel de Gorilla Snot basé sur des beats acérés, quelques scratchs légers et un flow entêtant, Rob Viktum s’autorise un grand écart qui lui permet de se rapprocher de l’univers d’isaac Hayes sur le déroutant mais très réussi Warrioris Transmission, mais aussi une ballade intitulée Children Of The Corn où le flow rappé se mêle à des influences country-folk.
Difficile de ne pas évoquer l’attrait de Rob Viktum pour les scratches qui transparaît sur ce disque, et plus particulièrement sur un Lighter Fluid rappelant le projet Quakers de Geoff Barrows pour le croisement de cette technique de disc-jockey mêlée à un univers ancré dans un hip-hop plus conventionnel. Autre side-project convainquant aux allures de super-groupe, le spectre de Mongrel apparaît également sur Words Of A God et surtout un Big Pharaoh Business mêlant pop et hip-hop.
Nouvelle réussite donc, pour l’artiste basé à Dallas qui confirme tout le potentiel créatif, aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif, que nous lui prêtons depuis plusieurs années.

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