Le streaming du jour #1887 : Alicks - ’1997’
Déjà auteur l’an passé d’un long-format étiré intitulé Everything Is So Beautiful, le Sud-Coréen proposait en début d’année une nouvelle réalisation encore plus dantesque.
Composé de vingt-neuf titres, 1997 parvient à accomplir l’un de ces petits miracles qu’un artiste ne peut réaliser que durant les rares périodes de transcendance qui accompagnent son existence. En effet, jamais Alicks n’opte pour le surplace. De grands disques qui évoluent dans un registre apparenté, il en existe évidemment, mais ce que le Sud-Coréen propose ici est assez épatant en ce sens que, sans jamais s’éparpiller, ses compositions arpentent différents genres en maintenant un niveau de qualité similaire.
Articulé autour d’une voix aussi nonchalante que désabusée, d’une guitare en bois, d’un piano et d’effets synthétiques, particulièrement des beats secs, 1997 est empreint d’un certain sentiment de mélancolie perceptible continuellement. Mais si cette dimension est dominante, les moyens utilisés pour l’atteindre varient.
Et s’il abuse parfois des effets appliqués à sa propre voix, Alicks propose un univers dont le spectre est si large qu’il évolue d’une lo-fi rappelant celle d’Alex G (Pretend) à une ambient néoclassique qui aurait sa place sur le catalogue d’Erased Tapes ((Intro) Descript ou The Magnum Opus Of Lukas Enok A Person You’ll Never Meet) en passant par la pop plombée de Trains With Network Adapters et l’electronica, qu’elle soit minimaliste sur 1997 ou plus feutrée à l’occasion d’un Stay For Two Years hallucinogène. A l’instar d’Intimate Static, le Coréen ne se refuse pas quelques fulgurances vers un post-dubstep qui semble être son pêché mignon. Dense, peut-être un poil trop, 1997 n’en est pas moins une oeuvre variée et cohérente qui ne s’adressera pas à ceux qui sont allergiques aux compressions vocales, mais dont l’univers onirique et éthéré associé à d’exigeantes stimulations saura convaincre les autres.

- Sulfure Session #1 : Aidan Baker (Canada) - Le Vent Se Lève, 3/02/2019
- Sulfure Session #2 : The Eye of Time (France) - Le Vent Se Lève, 3/02/2019
- Aidan Baker + The Eye of Time (concert IRM / Dcalc - intro du Sulfure Festival) - Le Vent Se Lève (Paris)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Cindytalk - That We Must Pass Through This Life
David Maranha / Rodrigo Amado - Desolation Row
Maeki Maii - Anarchrist
Sondre Lerche - Turning Up The Heat Again EP
Sondre Lerche - Acrobats
Bon Odori - Kimyo
Lambchop - Punching the Clown
Chelsea Wolfe - The Dark
B-Movie Millionaires (Lee Scott & Black Josh) - It Made Sense At The Time
Nowaah The Flood x Giallo Point - Right Over Left 3
![]() |
![]() |
![]() |
- Nicolás Ferraro : "Si tes parents ne t’ont pas traumatisé avec leur musique, c’est que tu n’as pas eu d’enfance"
- Cindytalk - That We Must Pass Through This Life
- Tir groupé : ils sont passés sur nos platines - 10 indispensables de mai/juin 2026 (par Rabbit)
- Sondre Lerche - Turning Up The Heat Again EP
- Evanora Unlimited - Portraits from Memory EP
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
![]() |
![]() |




























