Lucy Railton - Blue Veil

1. Phase I
2. Phase II
3. Phase III
4. Phase IV
5. Phase V
6. Phase VI
7. Phase VII
Sortie le : 18 avril 2025
Label oblige puisque la Berlinoise d’adoption nous revient du côté d’Ideological Organ, c’est en compagnie de Stephen O’Malley des surcotés Sunn O))) et de sa compagne Kali Malone, tous deux producteurs et ingés son sur ce Blue Veil capté à Paris dans l’Église du Saint-Esprit, que l’on retrouve la violoncelliste expérimentale Lucy Railton, enregistrant pour la première fois au violoncelle solo sans arrangements ni manipulations électroniques.
Au regard du poussif dernier album de Kali Malone au concept tout aussi austère et dont on se demande encore comment il a pu fasciner l’an dernier autant de dilettantes qui n’écoutent de l’ambient ou du modern classical que deux fois l’an, on pouvait craindre le pire. Or, si ce nouvel opus composé de 7 mouvements emboîtés est loin d’égaler les contrastes névrotiques et claustrophobes du fabuleux Paradise 94 ou les abstractions malaisantes de Subaerial avec Kit Downes aux claviers (sans parler de ses performances scéniques assez magnétiques d’il y a quelques années, cf. #13 ici), deux choses l’empêchent de se vautrer dans le même genre de pseudo-minimalisme poussif et arty : la texture naturelle des sonorités du violoncelle, dont la résonance harmonique transcende la monotonie des compositions, et l’intensité tranquille qui se dégage de l’interprétation de la Britannique culminant sur le prenant Phase III, par-delà son jeu assez subtil sur la dissonance et sur un accordage anxiogène de l’instrument.
Deux ans après un Corner Dancer à l’inspiration particulièrement foisonnante, on pourra difficilement ne pas être déçu, à moins d’être un inconditionnel du classical ambient le plus analgésique qui soit (auquel cas on vous conseille tout de même l’album nettement plus passionnant de Theresa Wong sorti chez Room40 il y a quelques semaines, pour rester dans l’actu) ou un théoricien des propriétés physiques des cordes frottées (cf. les liner notes jargonneuses et péniblement prétentieuses du label), mais impossible pour autant ne pas saluer les velléités exploratoires de la musicienne, qui reviendra à n’en pas douter à des approches musicales moins limitées.
180 albums, car si la frustration demeure de ne pas en citer 100 ou 150 de plus, c’est là que la césure s’avérait la plus supportable en cette année 2023 riche en pépites sous-médiatisées. 180 disques, car le but d’un bilan annuel, de la part d’une publication musicale quelle qu’elle soit, ne devrait pas revenir à montrer que l’on a sagement écouté la (...)

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