Jozef De Schutter - Céleste EP
Sortie le : 17 janvier 2025
Comme l’an passé, l’excellent label classical ambient Moderna multiplie les EPs en ce début 2025, et par la même occasion les découvertes. En effet, qu’il s’agisse de la post-techno aux arpeggiators planants de Felix Dreiser ou de l’onirisme opalescent de Stilhed, on a de quoi de miser de beaux espoirs sur les probables longs-formats à venir, et il en va de même du pianiste belge Jozef De Schutter qui nous occupe ici, avec son second EP pour la structure montréalaise (après Stllness en 2023 et quelques morceaux orphelins disséminés ici et là sur le Bandcamp de Moderna).
En l’espace de 7 titres au piano solo mélancoliques et tout en retenue, le musicien basé en Suisse laisse entrevoir sa maîtrise olympienne de l’instrument, et pour cause... si l’on n’a pu trouver trace que de deux long-formats à son crédit, le premier remonte à 2001 et le second à 2012. C’est dire si l’expérience irradie de ces miniatures finalement plus introspectives que "célestes" et égrenant délicatement leurs humeurs, de la douce résignation de l’introductif Astre au cocon d’un Refuge sonnant comme un rempart aux regrets d’une vie toute entière, en passant par l’espoir d’Aurore, la confiance retrouvée d’un Perséides où le son à nu de la pédale du piano participe plus encore que sur le reste de l’EP d’une désarmante sensation d’intimité, les récollections douces-amères de Cygne, les rêveries du morceau-titre ou encore les questionnements douloureux d’un Lumina réminiscent du grand Sakamoto lui-même (dont on se souvient bien sûr notamment du fabuleux... Flumina avec Fennesz).
Une thérapie par la musique que Jozef De Schutter semble appliquer non seulement à lui-même mais également dans sa vie professionnelle, à en croire les liner notes de cet EP chaleureux et réconfortant, bijou de fausse simplicité qui nous accompagne déjà régulièrement depuis mi-janvier.
20 ans à le défendre ardemment dans nos colonnes et l’EP, pourtant, reste le parent pauvre des amateurs de musique, même dans nos réseaux supposément curieux. Une seule raison pour l’expliquer (une fois éliminées toutes les autres - utilisé depuis un quart de siècle au moins par les plus grands musiciens de l’époque pour tout autre chose que de banals (...)

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