Macie Stewart - When the Distance is Blue

1. I Forget How To Remember My Dreams (feat. Lia Kohl)
2. Tsukiji
3. Murmuration/Memorization
4. Spring Becomes You, Spring Becomes New
5. Stairwell (Before and After)
6. What Fills You Up Won’t Leave an Empty Cup
7. In Between
8. Disintegration
Sortie le : 21 mars 2025
Moitié de Finom (anciennement Homme puis Ohmme) en compagnie de Sima Cunningham avec laquelle elle explore un indie rock plus ou moins rugueux aux expérimentations décomplexées, la multi-instrumentiste et compositrice américaine Macie Stewart est également arrangeuse dans divers cercles de Chicago ou dans l’orbite du label International Anthem, du jazz de Makaya McCraven ou Alabaster DePlume au contemporary r’n’b de SZA en passant par la folk et autres musiques à guitares (on l’a notamment croisée chez Wilco).
Enregistré avec un quatuor à cordes dont elle tient le violon, au côté notamment de la violoncelliste Lia Khol avec laquelle la Chicagoanne avait déjà collaboré sur l’album Recipe for a Boiled Egg en 2020, When the Distance is Blue est son deuxième long format en solo et n’a qu’une lointaine filiation avec le jazz moderne dont nous abreuve régulièrement International Anthem, qu’elle a rejoint pour l’occasion. Coupant également les ponts avec la pop/folk capiteuse de son prédécesseur Mouth Full of Glass (2021), le disque fait en effet la part belle à un piano post-classique pratiqué tout comme le violon depuis l’enfance, au-dessus duquel planent les vocalises intrigantes de la musicienne (Stairwell) et les arrangements de cordes élégiaques voire parfois cinématographiques du petit ensemble (Disintegration évoque à ce titre le spleen affligé d’un Ryuichi Sakamoto autant que les dissonances dronesques d’Hildur Guðnadóttir).
C’est à la fois solennel et délicat (I Forget How To Remember My Dreams), minimaliste et entêtant (Murmuration/Memorization), parfois joliment aventureux en termes de composition contemporaine sans être le moins du monde prétentieux pour autant (l’envoûtant Spring Becomes You, Spring Becomes New avec ses motifs hypnotiques de piano préparé, ou de manière plus évidente encore le ludique What Fills You Up Won’t Leave an Empty Cup), et cerise sur le gâteau, les field recordings des deux interludes contribuent à conférer à l’ensemble une dimension organique et narrative assez accaparante. Fameux !
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’année précédente à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. (...)

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