Sven Wunder - Daybreak

1. Setting Off
2. Misty Shore
3. Take A Seat
4. Daybreak
5. Still Moorings
6. Scenic Byway
7. Leeward
8. Windward
9. Resting Place
10. Warmer Air
11. Deep Sea
12. Turning Tides
13. Liquid Mountains
Sortie le : 26 septembre 2025
Imaginez-vous, toutes proportions gardées bien sûr, le jazz cinématographique aux basses circonvolutées d’un David Axelrod fricoter avec les polyrythmies boisées de Tortoise et les arrangements de cordes de Joe Hisaishi et vous aurez, par moments du moins (cf. Misty Shore, Scenic Byway ou ce Liquid Mountains final non sans atomes crochus avec les Heliocentrics, les guitares wah-wah aidant), une petite idée de l’esprit dans lequel évolue ce 5e opus du Suédois Sven Wunder, dont l’ambition est de retranscrire musicalement les sensations d’une journée sur l’océan, des premières lueurs du petit matin à la tombée de la nuit.
Mâtinée également sur Daybreak d’influences éthiopiennes (cette flûte mystique au premier plan du vibraphone et de la batterie au groove feutré sur Take A Seat), la musique du Scandinave avec ses accents library music "ligne claire" pouvait laisser craindre sur le papier une certaine joliesse aseptisée. Or il n’en est rien, le morceau-titre par exemple avec son lyrisme aux chœurs solaires, le soulful Warmer Air ou même le flûté Still Moorings aux orchestrations savamment dosées, ayant finalement davantage à voir avec les soundtracks de la paire Adrian Younge/Ali Shaheed Muhammad qu’avec, mettons, Greg Foat, Wolfgang Haffner ou autres représentants d’un néo-easy-listening jazz tiédasse.
Marque probablement d’un enregistrement et d’un mixage "à l’ancienne", les textures des vents et des crins contribuent elles-mêmes grandement de ce sentiment d’authenticité qui manque à beaucoup dans le genre, particulièrement prégnant sur les morceaux où les rythmiques se font plus discrètes ou absentes, comme sur l’élégiaque Leeward, le romantique Resting Place ou l’introductif Setting Off évoquant de loin le Morricone des années 80. La vibe 70s de Windward n’a ainsi plus rien d’une posture mais fait écho le plus naturellement du monde au véritables productions de l’époque, tout comme les scores de séries et autres EPs Jazz Is Dead du duo californien susnommé.
Irrésistible !
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’année précédente à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. (...)

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