Nadja - cut

1. It’s Cold When You Cut Me
2. Dark, No Knowledge
3. She Ate His Dreams From The Inside & Spat Out The Frozen Fucking Bones
4. Omenformation
Sortie le : 24 octobre 2025
Pour peu d’avoir suivi et apprécié la trajectoire du projet d’Aidan Baker (ici au sax et parfois au micro en plus de la guitare et des boîtes à rythmes) et Leah Buckareff (basse et voix) ces 15 dernières années, et leur éloignement progressif mais certain de leur drone/doom metal monolithique des 00s vers un univers musical plus épuré et méditatif encore, mais aussi nettement plus dense et foisonnant, tantôt apocalyptique ou feutré, cut fait d’emblée l’effet d’un nouvel aboutissement.
Sorte de chaînon manquant idéal entre Wrekmeister Harmonies, Current 93 et The Mount Fuji Doomjazz Corporation (qui ont d’ailleurs repris les concerts cette année après 12 ans d’intermission... vivement un 6e opus), on entend sur ce nouvel album du doom insidieux aux choeurs de purgatoire et aux saturations massives (Dark, No Knowledge), de la folk mystique et dépouillée en combustion lente (She Ate His Dreams From The Inside & Spat Out The Frozen Fucking Bones - quel titre !), des cavalcades hallucinées aux atmosphères de fin de monde avec dans le lointain nappes oniriques et voix fantômes (Omenformation), et bien sûr le genre de crescendos d’abord désossés puis hantés que le groupe affectionne, cf. It’s Cold When You Cut Me, morceau introductif qui flirte comme les trois autres avec le quart d’heure, et où cymbales et batterie liquéfiées s’étoffent peu à peu de cuivres darkjazz aussi malaisants qu’entêtants.
Enregistré avec un véritable petit ensemble (ou l’on retrouve notamment le Berlinois Andy Aquarius à la harpe, Kartini Suharto-Martin au cor d’harmonie, ou encore Tristen Bakker de Tavare et Lane Shi Otayonii, croisée chez Sightless Pit, parmi les vocalistes), le disque reprend ainsi les choses, d’une certaine manière, là où l’immense Labyrinthine les avait laissées mais sans les beuglantes d’Alan Dubin et Dylan Walker et de manière beaucoup plus impressionniste, via cette érosion des textures qui semble fasciner le duo et nous avec. Magnifique !
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’année précédente à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. (...)
Des coups de cœur 2021 datés de février à juin, des télescopages atypiques plus ou moins belliqueux ou feutrés et un soupçon d’autopromo éhontée, on mélange tout dans ce nouveau podcast, pêle-mêle du punk hardcore et de l’IDM, du rap et de l’ambient, du metal shoegazeux et du hip-hop indus, de la folk nomade et de la motorik aux accents dub/électroniques, on (...)

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