The Bug vs Ghost Dubs - Implosion

1. THE BUG - Hooked (Hyams Gym, Leytonstone)
2. GHOST DUBS - In The Zone
3. THE BUG – Believers (Imperial Gardens, Camberwell)
4. GHOST DUBS - Hope
5. THE BUG – Burial Skank (Mass, Brixton)
6. GHOST DUBS - Dub Remote
7. THE BUG - Alien Virus (West Indian Centre, Leeds)
8. GHOST DUBS - Down
9. THE BUG - Militants (The Rocket, Holloway)
10. GHOST DUBS - Into The Mystic
11. THE BUG - Dread (The End, London)
12. GHOST DUBS - Midnight
13. THE BUG - Spectres (Plastic People, Shoreditch)
14. GHOST DUBS - Waterhouse
15. THE BUG - Duppied (Brixton Rec)
16. GHOST DUBS - No Words

2025 - Pressure

Sortie le : 14 novembre 2025

Quand les fantômes font pression sur les basses

Esquisse de soundsystem dans la grisaille sur l’artwork, titre évocateur d’un certain terrorisme sonique... Implosion s’inscrit clairement dans la lignée de l’excellent Damaged, premier long format de l’Allemand Michael Fiedler en tant que Ghost Dubs chroniqué l’an dernier dans nos pages et publié, déjà, sur le label Pressure de Kevin Martin. Si ce n’est qu’ici le Britannique est également au générique, associé à son poulain sous l’alias The Bug, identité décidément de plus en plus métamorphe.

Pas de collaboration à proprement parler toutefois mais un split album, chacun dans son coin, dont les morceaux bien que composés et enregistrés séparément font montre d’une surprenante homogénéité, comme si chacun des musiciens avait plus ou moins consciemment fait un pas vers l’univers de l’autre pour cette sortie. En résulte un dub-ambient toujours aussi immersif et porté sur les infrabasses massives mais avec quelque chose en plus, typique de l’ex Techno Animal et que l’on retrouvait également sur sa récente série Machine  : une dimension nettement plus rampante et insidieuse, à la fois pesante et crépusculaire, qui évoque quelque chose du compère Mick Harris lorsqu’il revêt les oripeaux de Scorn.

La densité minimale de ces soundscapes du côté obscur rend également ces instrus d’autant plus hypnotiques et entêtants, qu’ils soient plus ou moins saturés (Burial Skank) ou liquéfiés (Midnight), menaçants (Hooked, Dread), technoïdes (Militants, Waterhouse, Duppied) ou hantés (Spectres, No Words). Un enfer glacé dont les micro-variations ne lassent jamais et au sein duquel il fait paradoxalement bon se lover pour échapper au constant chaos tapageur de notre prétendu "confort" racoleur.


( RabbitInYourHeadlights )


Disques - 14.11.2025 par RabbitInYourHeadlights
 


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