Le streaming du jour #1796 : Slowly - ’Unfold’
Les parenthèses sont parfois idéales pour faire germer les plus évidents et magnifiques projets. De même, les pauses récréatives peuvent être les terreaux les plus fertiles. Y compris sur le plan musical.
Échappé du quatuor Soft Wounds au sein duquel il tient la guitare et assure les parties vocales, Charlie Berger s’est lancé il y a un peu plus d’un an dans un vaste projet destiné à la création d’un album composé de douze titres. Les règles du jeu étaient aussi simples que claires : à partir de juillet 2016, et pendant un an, il proposerait chaque mois un nouveau morceau.
Ajoutant de manière procédurale chacun de ces titres, Unfold a finalement pris sa forme définitive en juin 2017 lorsque Swimming est venu conclure l’ensemble.
A l’instar de ce qu’il propose au sein du combo Soft Wounds, Slowly dévoile, comme son pseudonyme l’indique, une musique dont le rythme se veut relativement peu soutenu. Il n’y a pour autant aucune mollesse dans ces douze compositions qui puisent ouvertement leurs racines dans le shoegaze.
Charlie Berger évite un premier écueil inhérent à ce genre d’exercice. En effet, s’il est parfois difficile, en ordonnant les morceaux par ordre chronologique, de respecter une certaine cohérence, ceux-ci s’emboîtent de manière tout à fait naturelle.
Le registre vaporeux dans lequel évolue le Canadien favorise, il est vrai, cette harmonie d’ensemble puisque Unfold est relativement atmosphérique et les guitares fuzzy et les effluves de réverbération tendent à faire porter une teinte similaire à chacun des morceaux.
Pour autant, de Slowdive (Same Lines) à My Bloody Valentine (Exit Left), différents versants du mouvement semblent exploités, et le Torontois se permet même des ouvertures vers des sonorités lo-fi rappelant la candeur adulescente des premiers Placebo (Sundown) ou le post-rock (Swimming).
Difficile de renouveler un courant que l’on croyait définitivement éteint il y a encore une demi-douzaine d’années. Slowly n’a pas une telle prétention, mais ses douze titres ont toutes les qualités pour éviter la redondance et proposer une délicieuse expérience mystique et onirique.

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