Le streaming du jour #1797 : Aphant - ’Stars in the Sand EP’
Parangon de l’injustice dont souffrent les autoproduits en mal d’intérêt d’une critique paresseuse à laquelle il faut apporter un dossier de presse sur un plateau, et donc forcément ignorés du public, Beajn avait pourtant publié deux bien jolis albums d’électronica downtempo vaporeuse et iridescente appréciés par chez nous avant de nous offrir avec Brood, interview à l’appui et batterie rétro en avant, l’un des hommages à Twin Peaks les plus chillesques et planants de notre compil IRMxTP Part IV consacrée au versant onirique et romantique de la série.
Entre-temps, le Floridien, qui ne compte toujours que quelques dizaines de followers sur les réseaux à notre grande désespérance, avait changé de patronyme au profit d’un Aphant qui le voyait explorer l’an dernier, sur le désarmant Another Other, des contrées encore plus cristallines et évanescentes faisant la part belle aux claviers soulful et inaugurant sur quelques morceaux l’utilisation de samples vocaux trafiqués, tout en s’essayant à des rythmiques légèrement plus alambiquées quoique toujours fondamentalement accueillantes et faciles d’accès.
Nouvelle étape dans cette évolution discrète mais notable, l’EP Stars in the Sand que l’Américain vient de lâcher en téléchargement à prix choisi, s’adonne à un click’n’cut bucolique aux textures plus vivantes et mouvantes qu’à l’accoutumée dès la courte entame Garden Of My Mind puis à un classical ambient introspectif aux field recordings évocateurs d’un spleen pluvieux sur Its Gonna Rain, pour culminer sur le final In The Morning où piano apaisant et beats syncopés dialoguent sur fond d’épiphanies scintillantes, un petit bijou à la croisée de l’ambient, de l’IDM et du glitch-hop.
Parallèlement, le stratosphérique Moon Lagoon approfondit l’inspiration des opus précédents via ses déstructurations vocales digitalisées et ses lignes instrumentales nostalgiques d’un futur imaginé dans l’enfance, et Words Get In The Way met en avant la communication non verbale des émotions à coups de mélodies électro-acoustiques chaleureuses, de beats organiques et chœurs hédonistes, évoquant par ailleurs comme le reste de cet excellent court-format, plus belle réussite du jeune producteur à ce jour, ce moment de flottement entre la solitude d’une nuit de somnolence dont les rêves hachurés furent les seuls compagnons et l’espoir matinal d’une ouverture au monde qui récompenserait finalement nos efforts de communion avec autrui.

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