Le streaming du jour #1444 : Quentin Sirjacq - ’Far Islands And Near Places’

Alors que Wintersong, une nouvelle collaboration avec les Anglais de Dakota Suite qui succèdera au bucolique et délicat There Is Calm To Be Done, s’apprête à sortir mi-décembre chez Schole (on a bon espoir à en juger par le premier extrait éponyme en écoute d’y retrouver un ou deux futurs morceaux de chevet de l’acabit d’un Dronning Maud Land, petit bijou crève-cœur de slowcore jazzy), retour sur cette superbe réussite en solo du pianiste pantinois, qui aurait pu trouver sa place dans une nouvelle mouture de notre billet "Piano on the Beat" tant sa parfaite mixture de claviers, d’idiophones et d’électronique en transcende l’harmonie et la simplicité par un regain de lyrisme joliment cinétique.
Collaborateur privilégié depuis une demi-douzaine d’années du combo britannique mené par Chris Hooson et David Buxton, eux-mêmes rompus aux métissages plus audacieux qu’il n’y paraît (cf. le récent et puissant The Sea Is Never Full avec les doomeux japonais de Vampillia qui devrait se frayer un chemin vers quelques bilans de fin d’année de bon aloi), Quentin Sirjacq n’est pas du genre à faire du surplace, en témoignaient dès ses débuts deux sorties improv collégiales chez Ambiances Magnétiques.
Il n’y a ainsi pas que du piano sur le très percussif Far Islands And Near Places, et des motifs polyrythmiques et autres subtiles interférences noisy du zornien Aquarius (le Gnostic Trio du New-Yorkais n’est jamais loin) au ballet de marimbas d’un Wolves à la croisé de Steve Reich et Tortoise en passant par les beats techno d’un Bodies néanmoins vaporeux ou les rêveries candides et léthargiques du morceau-titre réminiscent de la facette la plus romantique d’Angelo Badalamenti, les réfractaires au néo-classique canal historique dont on célèbre régulièrement dans ces pages les rénovateurs que sont Nils Frahm ou Bruno Bavota ne manqueront pas ici de chemins de traverse à se glisser dans le creux des tympans.
Et pour autant, quand le piano prend le dessus, qu’il s’agisse des élans cristallin d’un Round Dance aux allures de Lubomyr Melnyk tropical, du spleen épuré du bien-nommé Cold Lands héritier de Chopin et Satie ou du très ambient et cinématographique It’s Raining In My House à la sentimentalité proche de Joe Hisaishi, on craint aussi peu la redite que l’austérité dont se pare parfois l’instrument au sein de cette scène modern classical, jusqu’au final A Dream In A Dream dont le souffle élégant, comme c’est également le cas du merveilleux Orange, rivalise sans mal avec les plus belles bandes originales imaginaires d’Ólafur Arnalds :


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