Public Memory - Elegiac Beat

1. Clocktower Époque
2. Savage Grin
3. Afterimage
4. Cruel
5. 7 Floor
6. The Spider Starves
7. No Shadow
8. Far End Of The Courtyard
9. Tall In My Room
10. CPL 593H
Sortie le : 1er septembre 2023
On l’avait complètement perdu de vue depuis la fin d’ERAAS il y a 10 ans déjà, et pour pour cause : qui eut cru que le New-Yorkais Robert W. Toher, rénovateur avec APSE d’un krautrock sublimé au post-rock tribal puis passé, sous l’identité d’ERAAS donc, à la moulinette du post-punk le plus radical et des mélodies fantomatiques du Radiohead 00s, se réinventerait dans la foulée en beatmaker gothique à la croisée de l’électronica, de l’indie et du trip-hop ?
Une transition qui sur le même label Felte se fit pourtant de manière assez fluide en 2016 avec un premier album qualifié de "krautwave" sur Bandcamp (après tout pourquoi pas ?), mais nous mène finalement sur ce 4e long-format à quelque chose de beaucoup plus beats & samples-oriented, au point d’en évoquer nos chouchous Ninja-Tunesque de Cloudwarmer, la voix en sus (Afterimage). Aux réminiscences hantées du sus-nommé Wuthering Drum, le chant de l’Américain préfère désormais un abord plus capiteux, et si la dimension gothique demeure par le biais de nappes bien caverneuses et ténébreuses (The Spider Starves, ou le final CPL 593H pas loin de Restiform Bodies ou Black Moth Super Rainbow - pour les nostalgiques des grandes digressions synth-goth-pop de feu Anticon), de basses rampantes (Tall In My Room) et autres synthés halloweenesques (No Shadow), sans parler de cette pochette au manoir lovecraftien parfaitement de saison, la luxuriance syncopée de Public Memory se fait aujourd’hui plus enivrante, associant groove assassin et romantisme sombre de ces vocalises évoquant quelque part un cousin masculin de Beth Gibbons (Clocktower Époque, Tall In My Room), mélancolie et drums au textures passées (Savage Grin et ses allures de Jay-Jay Johanson des débuts) ou fausse légèreté easy-listening et densité très deep (Far End Of The Courtyard).
De bien beaux rattrapages en perspective pour qui prendrait comme nous le train du projet en marche !
Slow down. Ce qui explique que le bilan de l’année 2023 sort fin janvier 2024. Et, sur le plan musical, tel pourrait être le credo de cette année 2023 me concernant. Ecouter moins, mais mieux. De fait, j’ai peiné à compiler énormément de sorties (16 LPs et 4 EPs) mais, à coup sûr, ce sont des disques qui m’ont marqué et que, pour la quasi-majorité, je (...)

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