Painkiller - The Great God Pan
Sortie le : 18 avril 2025
C’est Noël tous les jours chez Tzadik ces temps-ci, en particulier du côté de Painkiller qui nous revenait sans crier gare en novembre dernier avec l’impressionnant Samsara 30 ans après le précédent album studio du trio, lequel, plus étonnamment encore, ne s’est pas arrêté en si bon chemin puisque ont vu le jour dans la foulée le tout aussi indispensable The Equinox (à retrouver dans notre bilan à venir du premier trimestre 2025) et enfin The Great God Pan, dernier volet qui nous occupe ici de ce qui est aujourd’hui présenté par John Zorn et sa bande comme une trilogie à part entière.
Si le line-up ne change en aucune manière, avec toujours Mick Harris aka Scorn (batterie, électronique) et Bill Laswell (basse) pour épauler le saxo alto du compositeur new-yorkais, exit cette fois les rouleaux-compresseurs rythmiques tirant sur l’IDM et la drum’n’bass pour servir d’assise hypnotique aux embardées furieuses et dissonantes du sax. Avec The Great God Pan, en partie inspiré du roman fantastique gothique du Britannique Arthur Machen "Le Grand Dieu Pan", point de débauche à la mesure de l’insatiable divinité aux cornes de bouc mais deux longs serpentins atmosphériques de plus de 20 minutes chacun aux textures très denses, à la lisière de l’ambient si ce n’est pour les babillages anxieux du saxophone entre deux passages où l’instrument se faire plus mélodique voire presque suave (Ercildoune), ou au contraire répétitif en courts motifs harmoniques à la manière d’un Colin Stetson.
Une sacrée surprise, tant au regard des deux opus précédents que des débuts grind et noise du projet : même si cette dimension ambient est loin d’être inédite pour le trio, elle n’avait jamais été poussée à ce point dans ses retranchements immersifs et oniriques, des vagues d’éternité semblant balayer le bipolaire Ercildoune tandis que le fébrile Secret Sins s’enfonce peu à peu dans la pénombre du subconscient. Un chef-d’oeuvre du genre !
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’année précédente à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. (...)

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