2014 sans prise de tête - Partie 8

Quelles sont les raisons qui nous font, chaque année, lire et relire les différents tops affolant webzines et presse spécialisée ? Si ces objectifs plus (la volonté de partager de nouveaux disques) ou moins (l’illusion d’être un défricheur) avouables rendent l’exercice de plus en plus raillé, j’y vois essentiellement l’occasion d’ordonner mes découvertes annuelles. Et tant mieux si certains y trouvent ici et là leur compte.

30. Jim Noir Finnish Line

Avec Finnish Line, le Mancunien parvient à produire ce qui est sans doute son disque le plus homogène, et peut-être même le plus cohérent. Pour cela, il a puisé dans les 60’s pour faire émerger un talent de songwriter qui semble décidément inépuisable.

L’avis plus complet de Rabbit sur le disque



29. Flying Lotus You’re Dead !

Non sans s’accorder quelques incursions récréatives vers un hip-hop plus convenu (on croise d’ailleurs Snoop Dogg ou Kendrick Lamar), Flying Lotus propose un opus plus jazzy que jamais sur lequel on se surprend à voir apparaître le spectre de Tortoise pour un résultat forcément passionnant.

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28. Beck Morning Phase

Toujours aussi intéressant quelles que soient les directions qu’il emprunte, Beck donne ici un petit frère à son chef-d’œuvre Sea Change. Mineur au regard d’un tel sommet, Morning Phase n’en reste pas moins largement au-dessus de la mêlée des disques s’appuyant sur les guitares en bois.

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27. Half-Handed Cloud Flying Scroll Flight Control

Plus lumineux, immédiat et déjanté que son « parrain » Sufjan Stevens, John Ringhofer n’en reste pas moins un fidèle lieutenant et l’influence dIllinoise sur Flying Scroll Flight Control est incontestable sans que l’on ne puisse crier à l’ersatz ou au plagiat.

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26. Marsan Music For Agoramaniacs

Paradoxal puisque jouant sur l’alternance entre dimensions étriquées et grands espaces, Jeremy Marsan marie dès son premier LP un condensé de ses racines chillout et des musiques électro-acoustiques pour lesquelles son intérêt se vérifie ici. L’Américain emprunte aussi bien à Radiohead qu’à Four Tet pour accoucher d’un grand disque.

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25. The Notwist Close To The Glass

Faisons notre deuil : les Notwist ne reproduiront plus jamais un album du calibre de Neon Golden. Tout simplement car les conditions permettant d’accoucher d’un tel chef-d’œuvre sont celles d’un instant et ne peuvent être reproduites sur commande. Au lieu de se retourner sur ce boulet doré, les Allemands poursuivent, après The Devil, You + Me, leur quête d’un univers où se bousculent richesse, beauté et ambition sur fond d’une poptronica qui brasse évidemment très large.

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24. Jessica93 Rise

Toujours autant empli d’un spleen à tendance « dirty », Jessica93 confirme, un an après Who Cares, qu’il faudra compter sur lui pour nous faire planer dans un univers sombre rappelant les Cure où l’on hésite en permanence entre circonvolutions oppressantes et lugubres éclaircies.

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23. Sleaford Mods Divide And Exit

Avec des instrus lo-fi sans concession rappelant The Streets assurées par un premier gaillard tandis que le second déploie un spoken word abrasif, Sleaford Mods s’impose haut la main comme le mètre-étalon du punk 2.0.

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22. Jacob Faurholt Corners

Essayer d’être le trait d’union entre Sparklehorse et Eels nécessite de l’ambition. Pour y parvenir aussi élégamment, il faut une bonne dose de talent. Ca tombe bien, le Danois en regorge.

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21. Tarwater Adrift

Plus aéré que Silur, moins pop que Animals, Suns & Atoms et plus ambitieux et inspiré que ses deux prédécesseurs, Adrift est finalement un condensé du savoir-faire des Allemands de Tarwater, lequel est évidemment suffisamment important pour leur permettre d’accoucher ici d’un album majeur.

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