Le streaming du jour #1018 : Beck - ’Morning Phase’
Depuis Modern Guilt, Beck n’était pas resté tout à fait inactif. On l’avait croisé à la production sur l’IRM de Charlotte Gainsbourg ou le Demolished Thoughts de Thurstoon Moore. Il avait même rejoué le Velvet Underground & Nico de la formation menée par Lou Reed. Juste pour le fun. Mais on attendait toujours un nouvel opus original de l’Américain.
Le voilà qui arrive après six ans d’attente, donc, et vous pourrez l’écouter cette semaine sur le site de NPR.
En bon artiste touche-à-tout et novateur qu’il est, Beck Hansen a connu différentes périodes musicalement parlant. Mais au bout d’un certain nombre de disques (Morning Phase est quand même son douzième opus), il est difficile de créer de nouvelles contrées sans évoquer celles défrichées par le passé. Un "problème" que des références aussi incontournables que Radiohead ou Björk rencontrent également.
De quel autre album ce Morning Phase se rapproche-t-il donc le plus ? Trêve de suspense, c’est clairement à Sea Change, de douze ans son aîné, que l’on pense rapidement. Cette tendance est pleinement assumée (et recherchée ?) par Beck qui a convié pour cette nouvelle livraison plusieurs musiciens ayant officié sur son "grand frère".
Say Goodbye est un titre clairement caractéristique du son de l’Américain. Un tempo assez lent, quelques arpèges de gratte ici et là, et une mélodie imparable. La recette est connue, mais elle accouche de morceaux toujours aussi fabuleux. Le titre suivant, Blue Moon, est fait du même marbre. Il y ajoute seulement quelques cordes apportant une dimension contemplative supplémentaire à l’ensemble.
Des cordes, l’excellent Wave en fait son affaire. Ces arrangements très en avant sont un véritable délice auditif et apportent une réelle plus-value à l’un des morceaux essentiels de l’album. Les harmonies de haute volée sont décidément le maître-mot de cet opus. Blackbird Chain nous le rappelle ainsi rapidement avec un refrain imparable.
On pourrait citer la quasi-totalité des titres de Morning Phase, de la pop-folk de Turn Away à la mélancolie évidente du Waking Light final, que l’on ne trouverait finalement que des choses positives à énoncer.
En un peu plus de trois quarts d’heure, Beck renoue avec les harmonies toutes voiles dehors qui lui siéent à merveille. Un délice.

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