Le (tout dernier) streaming du jour #2018, en exclu : Norset. D - ’Oxymore’

Oui, vous avez bien lu, le streaming du jour c’est fini. Après 7 années à écumer les sorties en libre écoute, et puisque aujourd’hui tout ou presque est mis à disposition en streaming quelque part à un moment ou à un autre, nous avons décidé que la rubrique avait fait son temps. Plus de petits bonshommes dont les postures commençaient certainement à vous fatiguer autant que nous, plus de numérotation à n’en plus finir, c’est à nouveau par le biais des chroniques et des avis express que l’on partagera nos coups de cœur avec vous à compter de demain. Et comme il fallait marquer le coup, on se quitte sur une exclu estampillée Chez.Kito.Kat, l’un des labels de chevet de la rédaction : le premier long format de Norset.D, qui sort officiellement ce jeudi.

"Oxymore : Figure de style qui consiste à allier deux mots de sens contradictoires". Au-delà de la facilité de débuter une critique musicale par la définition du titre du disque, le nom de cet Oxymore intrigue tant on peine à lui trouver la moindre justification.

Au-delà des mots, bien malin qui parviendrait à trouver la moindre contradiction. Que ce soit sur le disque ou dans l’esprit entourant sa sortie. Celui qui a rejoint les rangs de Chez.Kito.Kat il y a maintenant trois ans avait déjà eu l’occasion de se signaler avec un premier maxi en 2013, un second intitulé Mono Desire deux ans plus tard et un EP homonyme en 2016, sans occulter un album de remixes loué dans nos colonnes l’an dernier.

Désormais, le Franco-Luxembourgeois fait partie intégrante des fidèles du label puisqu’il a passé - avec brio - le rite initiatique du long-format. D’autant plus que, loin d’être paradoxal, Oxymore s’inscrit dans la lignée des dernières sorties de Chez.Kito.Kat. Rejoignant les premières amours de son fondateur Samuel Ricciuti, le label aux grandes oreilles assume désormais pleinement un virage vers une IDM plus exigeante et pointue - sans jamais se complaire dans une quelconque pose ou autosatisfaction béate - lorgnant aussi volontiers sur un minimalisme ambitieux que des rythmiques tranchantes.

Norset.D emprunte la même démarche et dans les passages tutoyant l’ambient, les contemplations mystico-labyrinthiques qu’il propose ne sont pas sans rappeler celles des compagnons de label que sont les deux membres de Puce Moment (Orgueilleuse Faiblesse). A l’inverse, et c’est peut-être ce qui (d)étonne le plus - comme quoi, en cherchant bien, quelques paradoxes capillotractés peuvent être décelés -, des fulgurances électroniques tirées à boulets rouges apparaissent si bien que l’on perçoit l’influence du Come With Us des Chemical Brothers lorsque les rythmiques s’imposent (Vu D’Ici, Une Lueur D’Envie ou Sequence 9).

Admettant aussi bien une ambient abstraite qu’un post-big beat qui n’a plus besoin de miser sur une quelconque surenchère, Oxymore est un disque aussi malin et précieux qu’ambitieux et complexe. Les labyrinthes sonores dans lesquels Norset.D conduit l’auditeur ne sont jamais sans issue. Au contraire, le champ des possibles semble chaque fois s’étirer. Et même si l’on cherche toujours où se trouve l’oxymore, il s’agit là d’un formidable antidote contre la page blanche.


Streaming du jour - 18.09.2018 par Elnorton
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mardi 11 décembre 2018


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