The Boxhead Ensemble - Feather and Pine

1. Overture
2. Feather River
3. Plumas Country
4. Small Lights in the Dark
5. Canary in a Coal Mine
6. Third Generation Sawyer
7. Labor
8. Reflections
9. Distant Taillights
10. Resolve
11. Reprise
Sortie le : 10 septembre 2025
Le collectif à géométrie variable du Californien Michael Krassner, qui vit notamment passer par ses rangs Jim O’Rourke et David Grubbs (Gastr del Sol), Doug McCombs et Jeff Parker (Tortoise), Jeff Tweedy (Wilco), le multi-instrumentiste Shahzad Ismaily, le batteur australien Jim White ou encore Will Oldham aka Bonnie ’Prince’ Billy, en est à une douzaine d’albums sans parler des bandes originales et autres sessions d’improvisation, et compte plus d’une merveille à son actif, à commencer par le superbe Two Brothers qui mêlait déjà en 2001 ambient acoustique élégiaque, orchestrations contemporaines et discrètes réminiscences post-rock (batterie feutrée, éclats électriques abrasifs), tel un Balmorhea avant l’heure. Pour autant, malgré tout ce beau monde, le projet est essentiellement demeuré sous les radars, et c’est encore le cas de ce nouvel opus téléchargé sur Bandcamp par une poignée d’auditeurs seulement à l’heure où l’on écrit ces lignes.
Pour le beau Feather and Pine défendu par la label italien Dark Companion (sur lequel était déjà sortie l’année passée leur BO Armenia du film "Here" de Braden King), le groupe prend la forme d’un sextette où dominent comme à l’accoutumée guitare acoustique et instruments à cordes frottées, avec Frank Rosaly (batterie et percus) et Aaron Burke (basse) en guise de section rythmique, et le résultat, initialement conçu pour illustrer un documentaire du même nom sur la déforestation en Amérique du Nord (montré en festival mais vraisemblablement jamais distribué), est une fois de plus de toute beauté.
À la fois magnétique et très épuré, l’album oscille entre méditations presque sacrées tout en nappes harmoniques (Overture, Reprise), cordes plus angoissées sur fond d’atmosphère en clair-obscur (le bien-nommé Small Lights in the Dark), rêveries éthérées (Third Generation Sawyer et son harmonium cristallin, Distant Taillights et sa guitare slide aux accents psyché) et ambient folk rythmée par des percussions erratiques (Plumas Country) ou des arrangements de violons vecteurs d’une tension toute cinématographique (Canary in a Coal Mine), entre deux compos plus expérimentales et libertaires où les percus mènent le jeu (Feather River, Labor). On pense pas mal au label Lost Tribe Sound, aux sorties d’Alder & Ash ou même de William Ryan Fritch, des musiciens qui comptent certainement Boxhead Ensemble parmi leurs influences directes ou indirectes, autant dire que Krassner, à l’instar d’un Pan•American par exemple, n’a rien perdu de son inspiration ni de sa pertinence.
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’an dernier à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. Je (...)

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