Apparat Organ Quartet a de bon gènes

Le rock synthétique largement instrumental de feu Add N To (X) et en particulier de ses trois chef-d’oeuvres chez Mute Records, avec leur magma improbable de maximalisme lo-fi, leur virtuosité alambiquée mêlant paradoxalement décadence et candeur, leurs voix vocodées crachées dans l’urgence et leur formidable spontanéité analogique, avait laissé pas mal d’orphelins à la séparation du trio anglais il y a une demi-douzaine d’années.

Un appel à l’adoption entendu par le combo islandais Apparat Organ Quartet dont le deuxième opus paru aujourd’hui sur l’excellent label du cru 12 Tónar reprend plus ou moins les choses là où Loud Like Nature les avait laissées, en plus cadré et léché certes mais tout aussi épique et aventureux. Après un premier album éponyme en 2005 lorgnant encore d’un peu trop près sur le prog de Goblin, Pólýfónía en écoute sur Gogoyoko apparaît aujourd’hui plus dynamique et spontané, et aussi pop que savant avec des influences allant de Steve Reich à Trans Am en passant par Sterolab, le math-rock ou l’électro 8-bit. Un grand vent de fraîcheur de la part de ce groupe constitué de quatre claviéristes fascinés par les synthés vintage colorés et d’un batteur redoutablement efficace, sans connexion avec l’allemand Apparat pour ceux qui se poseraient la question.

News - 09.12.2010 par RabbitInYourHeadlights
 



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