Josh T. Pearson, dernier gentleman d’une country habitée

J-1 avant le retour très attendu du "Jeff Buckley post-rock", enfin sorti de sa retraite texane pour se livrer dans le plus simple appareil. Une guitare acoustique, une voix d’or et des tripes (avec l’appui d’un violon sur album), il n’en faut pas plus à l’ange déchu Josh T. Pearson pour faire son petit effet :


Dix ans tout juste depuis le transcendant The Texas Jerusalem Crossroads de son fulgurant trio Lift To Experience, il était temps diront les impatients qui n’avaient guère pu l’entendre depuis que sur un titre (le tourmenté Trophy) du Fur And Gold de Bat For Lashes en 2006 et à l’occasion d’un split single avec Dirty Three l’année suivante (où il reprenait l’une de ses idoles Hank Williams), mais ce genre de ballade épique se mûrit en tournée et au gré de ces expériences de vie que l’Américain retranscrit mieux qu’aucun autre.

Un talent qui n’a pas échappé au label Mute Records, heureux signataire du bonhomme qui sortira demain ce Last Of The Country Gentlemen. "La musique est ce qu’il y a de plus précieux pour moi, c’est presque trop précieux pour être partagé", confie-t-il sans détour. "J’avais besoin d’explorer le monde, de découvrir des choses. De grandir et de devenir un homme. Et je ne voulais pas faire cela en public." On l’aura compris, avec Josh T. Pearson il ne faut pas être pressé, sauf peut-être pour acheter ses places de la tournée du mois prochain avec l’excellente Lisa Germano en première partie.

Désormais Parisien, c’est à Berlin que notre fervent barbu enregistra l’album il y a tout juste un an, croisant au passage la route du pianiste Dustin O’Halloran qui l’accompagne sur ces versions alternatives de Sweetheart I Ain’t Your Christ et Country Dumb :

Sweetheart I Ain’t Your Christ (piano version with Dustin O’Halloran) by joshtpearson



Sept chansons hors-format rodées en tournée irlandaise avec Dirty Three à la fin de l’année 2009 et qui n’auraient jamais été enregistrées sans l’émotion provoquée alors auprès d’un public souvent en larmes devant tant de sincérité et de détresse à nu. "J’ai écrit ces chansons alors même que tout ce qu’elles racontaient m’arrivait, chantant de mon propre point de vue", explique le Texan. "Je voulais que ce soit un bon disque sur lequel terminer, s’il advenait que je n’en sorte plus pour dix années encore. Un album absolument honnête, plein de désespoir. Il faut vraiment s’assoir et l’écouter, ça vous sort quelque chose des tripes mais ça vaut le coup". Amen.


- A télécharger : une version alternative de Woman, When I’ve Raised Hell.
- A visionner : des sessions acoustiques offertes à Rockfeedback et au Cargo (incluant un duo avec Warren Ellis - de Dirty Three et des Bad Seeds - au violon ainsi qu’une reprise du Rivers Of Babylon de Boney M... dans une église).

News - 13.03.2011 par RabbitInYourHeadlights
 


News // 26 février 2006
Josh Pearson si seul...

L’ex leader de Lift to Experience nous avait averti : il faudra compter sur lui cette année pour une actualité en solo des plus ambitieuses. Josh Pearson nous a en effet promis de nous offrir deux albums : un de reprises et un autre avec des compositions originales. Choses promises, choses dues ! Enfin en partie, puisque Bella Union va sortir (...)




indie rock mag - IRM des musiques actuelles


samedi 19 octobre 2019


àýlaýune



surýlesýplatines


nouveauxýmédias



IRMýXýTP


ligneýdeýmire


selectionýirm


friends