Grand écart entre deux époques pour Cliff Dweller
Complaintes acoustiques d’un côté, abstract onirique de l’autre, Cliff Dweller avait surpris les non-initiés l’an dernier en livrant coup sur coup deux albums aux influences a priori antinomiques, dont les univers aux confins du jazz, de la folk, du drone et de l’électronique parvenaient pourtant à s’interpénétrer sur une poignée de titres, comme ce fut également le cas en février avec l’expéditif mais superbe EP Perch Verdad en libre téléchargement (les amoureux de Satie apprécieront sûrement le clin d’oeil en ouverture).
Au manettes du projet, le multi-instrumentiste californien Ari Balouzian - à gauche sur la photo avec Max Whipple, bassiste et accordéoniste récurrent - qui vient par ailleurs de composer la BO du court-métrage The Epiphany présenté ces jours-ci au festival NewFilmmakers de Los Angeles, et nous prépare un nouvel opus pour la fin du mois prochain. A en juger par les précédents, cet Emerald City sera vraisemblablement offert en pâture via Bandcamp, mais en attendant on peut déjà en découvrir ici - et donc ci-dessous - un premier extrait cinématique où samples poussiéreux et cordes déchirantes entonnent une valse d’un autre temps :
Quant à la schizophrénie musicale du bonhomme, elle vient encore de trouver une nouvelle incarnation avec la naissance de Deux Sons, sextette jazz au sein duquel il tient le violoncelle au côté du même Max Whipple à l’accordéon et du trompettiste Spencer Ludwig notamment. Mise en bouche pas plus tard que tout de suite et toujours à trois temps avec les sept minutes lancinantes de Belle, impro mélancolique enregistrée sur cassette à la va-vite pour donner une idée de ce à quoi l’on devra s’attendre sur scène :
Car la formation prendra bientôt la route, suite à la tournée de Cliff Dweller dont les dates seront justement annoncées fin octobre, en espérant les voir passer par l’Europe et si possible par chez nous.
Vertigineux comme Inception et la disco de Nurse With Wound réunis, le nouvel album d’Ari Balouzian est un rêve dans un rêve dans un rêve, ou plutôt une fantasmagorie dans un cauchemar dans un miroir donnant sur l’anti-monde, avec aux manettes un illusionniste de l’hantologie qui n’a plus besoin d’artifices americana, trip-hop ou jazzy pour nous (...)

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