Le streaming du jour #872 : Spécial Collectf Coax / 21- ’s/t’ & Jean Louis - ’Uranus’

Rattrapage un peu tardif pour deux sorties aux confins du jazz et du rock que nous devons au désormais incontournable collectif COAX. 21, nouveau projet qu’on est heureux de faire découvrir ici (album sorti le 2 juin) et Uranus (sorti le 9 août), le nouvel album de Jean Louis, trio d’une autre bouteille, sont les deux disques prodigieux que nous proposons aujourd’hui à vos oreilles curieuses...

Après l’avoir suivi plusieurs fois au Cirque Electrique à Paris, nous avions fait la connaissance du Collectif COAX lors de la release party de son groupe phare, Radiation 10, pour son excellent deuxième album Bossa Super Nova. Toujours foisonnants d’idées et de projets, les membres du Collectif se répartissent en de nombreuses entités groupusculaires desquelles découlent des fusions originales, relatives aux types d’instrumentistes réunis.
Le nouveau né de cette créativité perpétuelle est le trio 21. Ce nombre, qui est le produit logique de sept unités multipliées par trois, n’a rien à voir avec ces deux symboles numéraires puisqu’il ne fait qu’indiquer ici, de manière symbolique et si l’on sait le décomposer sans calcul, l’instrumentarium : 21, c’est une batterie, deux guitares. Tout simplement...




Radiation 10 étant la matrice du collectif, il n’est pas étonnant d’y voir ses membres papillonner dans les différentes formations qui constituent la galaxie COAX. Ici, on retrouve Julien Desprez et son jeu de guitare épileptique, ainsi que le batteur Emmanuel Scarpa. Philippe Giordani est le second guitariste, à qui il semble qu’on ait confié la barque mélodique. D’entrée, au son, au ton, on pense au John Zorn agressif de Moonchild ou Painkiller. Puis on s’aperçoit, dès le second morceau, que la musique de 21 vaut mieux qu’une référence évidente. Elle traverse des contrées post-rock, noise, metal, drone, musique électro-acoustique, avec toujours, dans le propos, une liberté issue du jazz.

C’est l’histoire d’un monde où il manquerait un type, qui s’appellerait éhin, et qui aurait le pouvoir de produire cette potion musicale géniale dans un disque. Quand soudain vint Ehin...

Hum hum... La démonstration se poursuit avec Jean Louis, autre trio affranchi des sonorités traditionnelles du jazz, qui creuse un sillon bien à lui, à coup de trompettes filtrées, de basses saturées et de percussions flippées. Une paire est sortie de Radiation 10 (encore eux !) : Aymeric Avice et Joachim Florent (respectivement à la contrebasse et à la trompette). Le troisième larron, Francesco Pastacaldi, use d’une ribambelle d’objets pour produire ses rythmes.




Là encore, ça tape fort. Une base rythmique efficace, qui va chercher ses mises en place dans le metal et dans la fusion (clin d’œil appuyé au jeu de Les Claypool sur Uranus). Alternance entre morceaux free expéditifs joués à fond et constructions progressives spirituelles et polyrythmiques, jouées à fond... ça pioche dans tous les styles, le metal (donc) par-ci, le reggae par-là (Regaetron), le free, la noise, ça se les approprie et en fait un produit du terroir goûteux et original.




Le plus étonnant chez Jean Louis est encore la diversité des timbres qu’ils arrivent à tirer de leurs instruments. Les sonorités se confondent et, mêlées dans une alchimie d’effets puissants, on ne distingue plus la basse de la trompette, quand ce n’est pas l’inverse...

Uranus et 21, deux sorties qu’il aurait été dommage de manquer et qui conviennent mieux au retour de pluie automnal qu’au cagnard de l’été de toute façon. Notre retard n’en est donc que davantage justifié !


Streaming du jour - 14.09.2013 par Le Crapaud
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lundi 22 juillet 2019


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