Heinali - Kyiv Eternal

1. Tramvai 14
2. Stantsiia Maidan Nezalezhnosti
3. Borshchahivka at Night
4. Botanichnyi sad
5. Peizazhna aleia
6. Rare Birds
7. Silpo
8. Shuliavka in Winter
9. Night Walk
10. Kyiv Eternal
11. Coda
Sortie le : 24 février 2023
Auréolé dans les pays anglo-saxons d’une couverture médiatique assez peu commune dans l’ambient qui tient très certainement à sa thématique, un hommage vibrant à Kiev et à sa résilience, coïncidant au moment de la sortie du disque avec le premier "anniversaire" du début du conflit ukrainien, Kyiv Eternal a braqué l’attention sur Oleg Shpudeiko aka Heinali, ukrainien pourtant plutôt productif depuis une douzaine d’années et pensionnaire récurrent de l’excellent label britannique Injazero. Chez nous évidemment c’est une autre paire de manches, pratiquement personne n’en parle en France donc il a bien fallu que l’on s’y colle pour vanter les tsunamis nostalgiques de crépitements texturés à la Fennesz qui illuminent de leur reverb embuée ces instantanés de souvenir d’une ville qui ne sera probablement plus jamais la même, field recordings à l’appui (le disque s’ouvre ainsi sur une annonce vocale dans le tramway de la capitale).
Sans rien révolutionner, le musicien croisé au côté de Matt Finney, Siavash Amini ou même de nos Saåad nationaux sur des labels tels que Futuresequence ou The Flenser réussit à insuffler dans ces méditations mémorielles un côté brut et viscéral aux fins de morceaux parfois volontairement abruptes, évoquant clairement la période Endless Summer du génial Autrichien sus-mentionné ou encore l’univers d’un Belong (l’opaque Rare Birds), parfois doublé d’harmonies épurées proches de Brian Eno (Peizazhna aleia). C’est à la fois minimaliste et foisonnant, évocateur et très abstrait, grouillant de vie à l’image de la métropole ukrainienne qui continue tant bien que mal de résister à l’envahisseur, et perdu dans le hiss d’une récollection de sensations et d’impressions, en bref un album de paradoxes qui finit même par cheminer vers le sacré, une spiritualité culminant sur l’ascension irradiée du morceau-titre, les fourmillements extatiques de Silpo ou les choeurs aux échos éthérés de Borshchahivka at Night.

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