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dimanche 14 mars 2010
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indierockmag.com - le mag indie rock
Peeping Tom - Peeping Tom
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Sortie prévue le : 29 mai 2006
Label : Ipecac Recordings

Peeping Tom - fiche artiste
Mike Patton - fiche artiste

1. Five Seconds (featuring Odd Nosdam)
2. Mojo (featuring Rahzel and Dan the Automator)
3. Don’t Even Trip (featuring Amon Tobin)
4. Getaway (featuring Kool Keith)
5. Your Neighborhood Spaceman (featuring Jel and Odd Nosdam)
6. Kill The DJ (featuring Massive Attack)
7. Caipirinha (featuring Bebel Gilberto)
8. Celebrity Death Match (featuring Kid Koala)
9. How U Feelin ? (featuring Doseone)
10. Sucker (featuring Norah Jones)
11. We’re Not Alone (featuring Dub Trio)

Mike Patton surprend encore

Toujours là où on ne l’attend pas, Mike Patton (Faith No More, Mr. Bungle, Fantômas...), propose avec son nouveau projet, Peeping Tom, une sorte de pendant rock aux récentes fusions électro-rap-funk-trip-hop un poil 70’s, oppressantes et gothiques, d’un David Holmes (The Free Association). De même faussement simple et léger, Peeping Tom (qui ne ressemble pas non plus au trip bien barré de Patton avec les X-ecutioners) se veut plus accessible qu’à l’accoutumée, mais n’en demeure pas moins porteur d’un climat fortement psychotique, mise en musique d’un univers où la frustration domine ("peeping tom" signifie voyeur). Doseone, Odd Nosdam et Jel, représentants du label hip-hop décalé Anticon (cLOUDDEAD, Themselves, Deep Puddle Dynamics), le Massive Attack en formation réduite de 100th Window, Kool Keith (Ultramagnetic MC’s, Dr. Octagon, The Prodigy), les amis Rahzel (des Roots) et Dan The Automator (qui avait invité Patton sur son projet Lovage en 2001) ou encore une Norah Jones surprenante et impressionnante dans un contre-emploi vénéneux (sur Sucker, coproduit par Dan The Automator, peut-être le sommet de l’album) apportent tous avec talent leur petite pierre à cet édifice à la coolitude dérangée, qu’on imaginerait volontiers en BO du "Sin City" de Robert Rodriguez et Frank Miller. Même Caipirinha, chanté par Bebel Gilberto, respire à plein nez le dérèglement derrière son apparence lounge électrocutée par des arrangements déviants. Au final, un album riche et varié qu’on a bien du mal à lâcher... et dont on attend déjà une hypothétique suite avec impatience.


( RabbitInYourHeadlights )

 
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