Un 9 tout neuf pour Supersilent

Réunion de quatre Norvégiens portés sur le free jazz et l’électronique – Arve Henriksen (trompette), Ståle Storløkken (claviers), Jarle Vespestad (batterie) et enfin Helge Sten aka Deathprod (virus audio) – Supersilent aime la sobriété, et même plus : l’épure. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’artwork de chacun de leurs disques. Toujours la même charte graphique, toujours le même objet. Code barre, informations techniques essentielles et rien d’autre. Seule la couleur change. Bleu, gris, noir, kaki, vert et rose. Rien de plus.

Supersilent aime aussi les nombres. Du titre de leur premier triple album, 1-3, paru en 1997 chez Rune Grammofon comme tous les suivants ( 4, 5, 6, 7 et 8 ), à celui de leurs morceaux (1.1, 1.2, ce genre), tout n’est que nombres, nombres et encore nombres. Déshumanisé ! Comme si le groupe cherchait à ne pas encombrer l’esprit de l’auditeur avec trop d’informations superflues pour que celui-ci se concentre sur l’essentiel : sa musique.
Parce que là, plus question d’épure, plus question de fixité ou d’austérité. Sur chaque disque, toujours ce même maelström instrumental et puissant, mélange d’électronique, de free jazz, de drone, d’ambient et de noise où l’on parcourt tour à tour sommets soniques et landes désertes, à-pics furibards et plaines décharnées, espaces surpeuplés de blips électroniques et îles désertes où subsiste juste une trompette. L’univers musical de Supersilent est mouvant et leur discographie parfaite, des débuts bruitistes de 1-3 aux dérives méditatives de 5 et 6, jusqu’à l’aboutissement de 8, disque-somme de leurs explorations passées à l’écoute duquel on se demandait s’ils allaient pouvoir encore se renouveler.

Alors lorsque l’on apprend d’abord qu’un nouvel album, 9, est à paraître le 5 octobre (quel beau mois décidément !) chez Rune Grammofon et ensuite que Jarle Vespestad, colonne vertébrale du collectif, a quitté le groupe fin 2008 pour explorer d’autres horizons, on se doute que Supersilent va devoir sonder de nouveaux méandres soniques. Et puis même, comment envisager le groupe sans batterie ? Comprenant quatre pistes enregistrées au cours d’une session au centre d’art Henie Onstad près d’Oslo, 9 devrait apporter une belle réponse quand on sait qu’il est présenté comme leur album le plus spectaculaire, avant garde et original, fruit de l’expérimentation des trois membres restants avec des orgues Hammond et rien de plus.

On est un peu impatient d’entendre le résultat qui se cache sous la pochette bleue. Toujours sobre, la pochette, comme il se doit !


Supersilent interprète 7.4, extrait du DVD 7.

Supersilent chez Thrill Jockey.

La page myspace de Arve Henriksen.

Le site non officiel de Supersilent.

News - 27.09.2009 par leoluce
 


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