Katel : l’envers du Décorum

Il y a presque quatre ans, nous faisions la connaissance de Katel à travers une interview déjà passionnante et si la Normande n’est plus à présenter sur IndieRockMag, un petit rappel à travers ce second entretien n’en demeure pas moins intéressant. Il faut dire qu’il s’en est passé des choses depuis, entre signature sur un label, puis nouveau label, nouvel album et toute une série de concerts...
Mon année 2010 fut incontestablement "l’année Katel". Tout d’abord, Décorum, sur album, tant attendu (...)

Mon année 2010 fut incontestablement "l’année Katel".
Tout d’abord, Décorum, sur album, tant attendu depuis ces trois concerts début 2009. Énigmatique, ce disque se dévoile subtilement au fil des écoutes de l’auditeur, surpris de prime abord avant d’être finalement conquis par la richesse des textes et la finesse des arrangements.
Ensuite, Décorum sur scène, car c’est là que Katel s’était faite connaître et il était intéressant de voir comment ces morceaux savamment construits résisteraient à l’immédiateté du live. J’ai eu l’occasion ici et surtout de constater que rien ne s’est perdu mais tout s’est transformé, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Ainsi, pour bien commencer l’année, Katel nous guide dans son Décorum  :


« Et puis ma plume, tiens ! C’est toute ma fortune » (Décorum)


IndieRockMag : Raides A La Ville avait été volontairement enregistré dans l’urgence, lui donnant ce côté direct, brut, voire "âpre" selon certains. Ici, tu as bénéficié de plus de temps pour concevoir Décorum : comment as-tu procédé pour l’enregistrement ?

Katel : En fait j’ai eu moins de temps de conception, puisque j’ai écrit tous les titres après la tournée de Raides A La Ville, mais plus de temps d’enregistrement.
Je tiens à faire des disques qui tiennent compte du contexte dans lequel je vis : pour Raides A La Ville, il n’y avait pas de moyens financiers, et c’était en même temps cohérent avec le fait que j’étais seule sur scène, que j’avais maquetté tous mes titres seule également. Pour Décorum j’étais désormais en major, il y avait donc des moyens, et je revenais d’une tournée avec un groupe, des musiciens avec lesquels je voulais poursuivre en studio, ainsi que deux arrangeurs.
Je voulais que Décorum soit aussi fourmillant d’arrangements que Raides A La Ville était dépouillé. Ce sont deux choses qui m’attirent avec la même force : une chanson avec une guitare et une voix, ou un titre qu’on ne cesse de réécouter au casque en y découvrant à chaque fois quelque chose qu’on n’avait pas entendu.

Aux premières écoutes, Décorum ne semble pas taillé pour la scène, tu n’as d’ailleurs pas eu beaucoup d’occasions pour roder les morceaux avant l’enregistrement. Pourtant, force est de constater qu’ils sont terriblement efficaces en live : est-ce un point auquel tu pensais lorsque tu étais en studio ?

J’avais fait trois concerts pour présenter les titres de Décorum avant d’entrer en studio. Certains n’étaient pas jouables sur scène à ce moment-là : Vacante, Chez Escher, d’autres l’étaient dans des formes très différentes de ce que je voulais faire sur l’album : Mon Vieil Ami, La Bouche. Dans tous les cas , je voulais penser les titres dans des formes différentes selon qu’ils seraient possiblement réécoutés ou qu’ils seraient reçus dans l’instantanéité d’un concert. Ce sont deux façons d’écouter totalement différentes.

As-tu déjà écrit ou composé pour un autre artiste ? Si oui, lequel ? Sinon, est-ce une expérience qui pourrait t’attirer à l’instar de Dominique A notamment ?

Très peu. J’ai besoin d’une vraie rencontre, je ne me sens pas « artisan » de la chanson. Je n’écris pas beaucoup de chansons. Je travaille des matières musicales, des textes, mais toujours par rapport à mon univers. Par contre j’adore la production, réfléchir sur des titres déjà écrits, les pousser, les enregistrer.
Ça prend de plus en plus de place. C’est vraiment enrichissant de travailler avec d’autres artistes, mais en leur présence, d’où aussi cette attirance pour la production plus que pour la composition. Je suis en train de le faire en ce moment pour l’album de Fiodor Dream Dog.

Ta plume, certes, mais ta guitare aussi. Tu visites plusieurs "styles de musique" (même si l’expression est réductrice), toujours avec ta personnalité. Avais-tu une idée de l’architecture de l’album avant d’entrer en studio ? Comment as-tu organisé les titres de ce labyrinthe musical ?

Je voulais effectivement qu’il y ait plusieurs directions, volontairement quelque chose d’irrésolu. Un labyrinthe oui, mais accueillant, avec des points de repère.
Au fur et à mesure du travail en studio il est apparu que le chemin serait une sorte de torsion : d’abord des titres plus référencés, plus balisés, puis un « trou », Tombée Dans L’Escalier, et le passage vers des titres plus difficiles.

Tu nous as pris à contre-pied avec ton dernier album. As-tu déjà une idée de l’orientation que pourrait prendre l’« après Décorum » ?

Je pense pousser beaucoup plus loin la construction des titres. Sans parler des arrangements, que je souhaite au contraire plus épurés cette fois, c’est l’architecture même des titres qui m’obsède. J’étouffe de plus en plus dans la forme couplet/refrain, et ce n’est pas à mon avis ce que je fais de mieux. Attention, j’adore cette forme, j’ai un plaisir fou à écouter une chanson simple, une mélodie limpide, mais il y a tant de voies possibles pour une forme musicale courte avec du texte. Il y a déjà autre chose dans mes deux albums, Chez Escher, Tombée Dans L’Escalier, et c’est cette recherche là que je veux pousser : trouver des formes musicales, en français, qui s’éloignent de la chanson traditionnelle pour ressembler à de courtes pièces.

« Est-ce qu’il y a quelqu’un à l’étage du dessus ? » (Chez Escher)


Léanne Chester a participé à Vue Sur Le Ring et Les Parfums d’Été. Peux-tu nous parler de cette collaboration ? Qu’est-ce que cela t’a apporté en terme d’écriture ?

On s’est amusées à écrire Vue Sur Le Ring en une nuit, je lui avais fait écouter le titre en yaourt. Ce qui est rare pour moi, je ne fais jamais de mélodie sans avancer sur du texte. Là il y avait cette chanson qui sonnait, je n’avais rien commencé à dire, le fait de travailler à deux a permis que ça soit possible, et plutôt ludique ! Pour Les Parfums d’Été, elle m’avait passé un texte en prose à elle et la phrase « N’aimant plus rien que le goût du plomb et les parfums d’été / N’aimant plus rien que l’odeur du fuel et les robes de mariés » m’a tout de suite donné envie d’écrire la chanson. Ce n’était pas un travail commun mais le point de départ d’un titre.
C’est différent de cette façon que j’ai habituellement d’écrire en chantant principalement.

Il y a également des références très explicites sur Décorum. Tout d’abord, dans Hurlevent où tu évoques Wuthering Heights, roman d’Emily Brönte et chanson de Kate Bush, deux femmes au fort tempérament et aux univers marqués. Sans poser la traditionnelle question de la place de la femme dans la musique, l’art, la société, etc... crois-tu que le fait d’être des femmes rend leurs univers plus dérangeants que s’ils avaient été créés par des hommes ? Sont-elles une inspiration pour toi ?

Ce qui m’intéresse chez elles c’est justement leur travail sur la forme. Kate Bush est une chanteuse bouleversante, avec un sens de la mélodie et du lyrisme rares, mais c’est aussi une architecte de la musique : toutes ses chansons ont des formes complexes, on ne peut pas les prévoir, les anticiper. C’est un travail précis, cérébral et cela n’empêche pas, au contraire, d’être saisi par l’émotion de ce chant libre. Il y a chez Kate Bush une émotion immédiate, intense, et si on crible cette émotion de questions, on voit se dégager une œuvre si construite, si pensée qu’effectivement on sait qu’on a devant nous quelque chose de très grand.

Chez Emily Brontë c’est pareil : on est emporté par le flot du récit, par l’histoire, mais ce qui résiste, c’est son travail d’écriture, c’est cette forme violente, cette noirceur du verbe. Et oui certainement, c’est plus dérangeant parce que la société refuse que la femme soit violente dans l’expression : c’était une sorcière avant, c’est une hystérique aujourd’hui. Car bien sûr la femme doit être modérée, son rôle est de tempérer. C’est d’ailleurs drôle de lire les premières traductions de Wuthering Heights, avec une langue édulcorée, une volonté de faire passer le livre pour un « livre de femme » : soit une histoire d’amour impossible et romantique. Alors que le livre ne parle que de rapports de forces, de soumission sociale, de sentiments violents et sourds, de bêtise, de sexualité.
Il est difficile de sortir de ce côté Ying/Yang où hommes et femmes doivent être deux faces d’une même pièce avec chacun ses aptitudes et chacun son rôle.
Je crois tout à fait qu’on est très différents, mais les sentiments qui nous animent ne sont pas réservés à l’un ou à l’autre, ce qui est d’ailleurs une très bonne chose d’un point de vue artistique : encore une fois, ça permet de multiplier les formes.

On t’a beaucoup comparée à PJ Harvey comme souvent lorsqu’une femme fait parler l’électricité et pourtant c’est aujourd’hui que ça nous semble être le plus pertinent. La délicatesse des arrangements et une intensité paradoxalement décuplée, Décorum c’est un peu ton White Chalk non ?

C’est difficile de faire des parallèles entre des démarches artistiques... White Chalk est un album d’une violence incroyable, d’une tension rarement égalée chez PJ Harvey, tout en ayant l’air plus doux à l’oreille. Dans ce sens là oui, accroitre la tension en arrondissant paradoxalement le son. Mais White Chalk fait le choix de l’épuration des arrangements alors que Décorum est touffu.
Pour les comparaisons, c’est vrai que dès qu’une femme prend une guitare électrique, elle devient la nouvelle PJ Harvey, et quand elle fait des mélodies avec envolées lyriques, c’est Kate Bush ! Sans oublier Björk si jamais il y a deux programmations électro ou des chœurs un peu barrés (même si désormais quand on chante en français, la référence Björk est devenue la référence Camille).
Mais je crois que ce qui pousse à ces comparaisons est justement extra-musical, c’est le fait d’être une femme qui exprime une forme de violence et de tension.
Et c’est vrai que dans ce sens je me sens plus proche des artistes féminines, et du fait d’avoir eu à un moment le sentiment qu’il fallait imposer une expression de soi.
Le parcours artistique d’une femme, qu’on le veuille ou non, ne se fait pas avec la fluidité et l’évidence de celui d’un homme.

De l’illustration de la pochette jusqu’à Chez Escher, morceau très labyrinthique dans le texte comme dans la musique, on retrouve une référence à l’artiste Maurits Cornelis Escher. Ce titre a d’ailleurs un aspect plus visuel que les autres. Y a-t-il d’autres artistes que tu pourrais mettre en musique de la sorte ?

C’est toujours cette ligne esthétique qui me pousse vers Escher : son travail est à la fois saisissant et formel, jusqu’à la forme mathématique dans son cas.
A chaque fois que je regarde une gravure d’ Escher, la sensation est renouvelée, parce que la forme est forte.
Je ne l’ai pas « mis en musique », je me sers de son esthétique pour dire quelque chose de la mienne, ou de ce vers quoi je tends en tout cas.

« D’une année sur l’autre, j’ai l’oreille fine ou l’oreille bouchée » (La Bouche)


Tu es également mélomane. Outre Amnesiac à fond dans tes oreilles, quels sont les albums que tu emmènes en tournée ?

En ce moment j’écoute beaucoup Dirty Projectors, St Vincent, Micachu, et les 7 solos pour orchestre de Pascal Dusapin. Dans les périodes où je compose, je vais naturellement vers des musiques exigeantes, qui cherchent. Le travail d’harmonies et de rythmiques vocales des Dirty Projectors, la recherche mélodique lyrique de St Vincent, les rythmiques et les sonorités explosées de Micachu, la matière sonore de Dusapin. Parce que je me sens proche des questionnements de ces artistes. Et puis toujours les Beatles, Paul McCartney seul, Kate Bush, PJ Harvey, et Michael Jackson.

Entres autres premières parties, certains chanceux ont pu découvrir Jesus Christ Fashion Barbe lors de tes dates dans l’ouest et Fiodor Dream Dog & The Skips à Paris. Quelle vision as-tu de la scène française actuelle ?

Cette année mes deux albums français de chevet sont ceux de JP Nataf et de Bertrand Belin.
Fiodor Dream Dog a fait l’un des albums que j’ai le plus écoutés aussi cette année. Intelligent, exigeant, et d’une incroyable sensibilité. Il n’y a personne comme elle en France, et elle n’a même pas de label ! A chaque fois que j’y pense ça me met en rage. Vraiment. Jesus Christ Fashion Barbe est vrai groupe de scène intense. Nicolas Mauduit, le chanteur-compositeur a un vrai charisme quelle que soit la musique qu’il fait. Mais j’aimerais qu’ils écrivent aussi en français. J’adore ce qu’ils font en anglais, ce n’est pas la question, mais il me semble que si on veut pouvoir à un moment bouger les lignes de ce que peut être la musique française (évitons décidément le terme réducteur de chanson), il faut s’y mettre à plusieurs. Ne pas baisser les bras, même si tout nous pousse à le faire, devant la demande permanente de la part des médias, et donc des maisons de disques, d’une chanson lisible, audible à la première écoute. D’une chanson sans vraiment de musique et sans vraiment d’écriture, mais un tout petit peu des deux.
D’autant que je connais l’écriture en français de ces deux artistes et qu’elle est aussi bonne que leur musique, ce qui est logique. Mais voilà, en France, si on chante en français, on se retrouve dans un environnement médiocre où on nous demande sans cesse de nous brider, et on peut ajouter à ça une méfiance voire une défiance du milieu plus underground, pour qui « rock » - au sens large du terme - et paroles en français sont incompatibles.
Coincé entre ces deux visions étroites, on se retrouve à devoir choisir son camp.
Je me refuse à le faire, mais je vois bien que je suis dans une position difficile.

C’est dommage de se dire que la seule solution est dans la durée, que quand on a 45 ans et qu’on a pas lâché sa ligne, on peut éventuellement devenir respectable, et pourquoi pas cliquer vers une forme de succès. Nous sommes dans un pays qui n’encourage jamais la jeunesse et la créativité, mais attend que les artistes tiennent pour devenir de bons barons.

Les "grands médias" français que l’on peut lire ici ou là ne semblent pas toujours très réceptifs à ta musique. Il y a cependant eu de bons retours du public après tes concerts. D’une manière plus générale, comment Décorum a-t-il été accueilli lors de la tournée ?

C’est une vraie lutte dans le milieu musical où l’on chante en français : tout nous pousse, labels, médias, critiques, à aller vers des formes audibles immédiatement, vers l’efficacité, l’émotion simple (notion complètement subjective donc), comme si c’était là la seule voie possible. Cette pensée unique fait que le public n’a accès qu’à ça, n’a donc pas l’oreille prête à écouter autre chose, et que les artistes les plus audacieux finissent par mettre de l’eau dans leur vin pour pouvoir exister, ou donc à se tourner vers l’anglais pour changer de catégorie et ne plus être abordés sous l’angle et les critères de la chanson française. En concert c’est différent la plupart du temps, mais ça ne passe pas toujours.

On se rend compte que souvent les gens viennent voir des concerts pour passer un bon moment, oublier leurs problèmes. Ce n’est pas forcément le cas dans d’autres formes artistiques. Et sur scène comme sur disque, comme aussi quand je suis moi-même auditrice ou spectatrice, je cherche le déplacement, le trouble, l’interrogation. Ça résonne ou ça dérange.

« Vous n’aurez plus guère de raison de nous garder à la maison » (Tigres En Papier)


Il y a quelques mois, IndieRockMag consacrait un article à l’avenir du disque. Comment l’imagines-tu concernant Katel, en considérant le développement du support digital ? Penses-tu que le format CD soit une contrainte – positive ou négative – pour la conception d’un album ? Si on va plus loin, que penses-tu des licences « libres » ou de cette possibilité qu’ont certains artistes de se faire financer par leurs fans (comme le fait Kristin Hersh, par exemple) ?

J’aime l’idée de se donner des contraintes quand on écrit. Le format album est à la fois une idée bizarre, un peu comme si on demandait à tous les romans d’avoir 12 chapitres et 300 pages, mais c’est aussi un format excitant qui donne un écrin à l’écoute. J’y suis historiquement attachée, parce que j’ai vécu ces moments où la sortie d’un album est un événement, où on rentre vite pour pouvoir le découvrir, lire le livret. Un autre rapport au temps. Mais l’influence des formats sur la manière d’écrire est évidente. A l’ère du téléchargement titre par titre, on est finalement plus proche de celle du 78 tours. Il faut des titres efficaces, qui accrochent tout de suite. Ça peut aussi donner de grandes choses ! Il n’y a pas de règle là-dessus. L’album disparaîtra probablement, à nous de faire que ça ne soit pas au profit d’une autre norme, comme celle du titre par titre.

Sujet peut-être un peu plus sensible à présent : lorsque nous t’avions laissée après Raides A La Ville, tu venais de signer chez V2 – feu excellent label indé français. Celui-ci racheté, te voilà chez Universal via Polydor. Beaucoup d’artistes en rêvent certainement mais comment l’as-tu vécu de ton côté ? Outre la pression commerciale qu’ils peuvent mettre, as-tu eu des contraintes ou des consignes liberticides pour la réalisation de Décorum ?

J’avais choisi V2 alors que j’avais pas mal de propositions, notamment de majors, justement parce que c’était un label unique, pas caricatural dans un sens ou dans un autre (indé/commercial). J’étais donc très déçue quand j’ai appris le rachat par Universal. Mais le patron et le directeur artistique de V2 qui m’avaient signée sont arrivés chez Polydor, et une partie du catalogue V2 a suivi. J’en faisais partie puisque je venais de signer. J’ai donc pu poursuivre le travail entamé avec mon directeur artistique chez V2, Jean-Christophe Thiéfine. Je m’entends plus que bien avec lui, et je n’ai eu aucune contrainte artistique « directe ». Après, je connaissais bien le système des majors pour l’avoir déjà vécu avec un groupe, et il est très simple : il faut un single, un titre « fort », l’équipe l’envoie aux radios, et si les radios n’en veulent pas, le disque est mort. Il n’y a pas de plan B. Il se trouve que par rapport à Décorum et cette idée de torsion, je voulais commencer l’album avec des titres plus accessibles, et jouer avec cette idée de « titre fort ». Comme je le disais plus haut, j’aime faire les choses en tenant compte du contexte : chez Universal, je me suis amusée à faire un disque comme un réalisateur indé ferait un film à Hollywood. En m’amusant avec des formes plus accessibles (Vue Sur le Ring, Hurlevent, Quelque Chose), et en jetant au milieu un « Chez Escher » ou « La Bouche ». Mais ce qui était passionnant pour moi a pu aussi être mal compris, ou pas assez lisible. Je ne suis pas connue, et je me permets des déplacements qui ne sont compréhensibles que pour des artistes déjà bien identifiés. Tant pis, je construis peu à peu ce qui me semble être un parcours tortueux et cohérent. Je suis d’une nature rétive à l’absorption, et je n’arrive pas à me glisser dans des parcours qui seraient très certainement plus fluides, plus directs et qui me faciliteraient la vie !


Un grand merci à Katel pour sa disponibilité ainsi qu’à Catherine Deylac pour les photos de cet article.

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mardi 18 décembre 2018


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