Disappears - Guider

Moins d’un an après, Disappears offre déjà une suite à son premier et court album Lux, le tout aussi bref Guider, cette fois accompagnés sur scène d’un invité de marque.

1. Superstition Voir la vidéo Disappears - Superstition
2. Not Romantic
3. Halo
4. Guider
5. New Fast
6. Revisiting

date de sortie : 17-01-2011 Label : Kranky

Cette récente formation de Chicago continue sur sa lancée ; à défaut de vraiment évoluer, ce deuxième album vient plutôt confirmer l’orientation prise par leur musique. Comme le laissaient présager leurs récents débuts avec le premier opus l’année dernière, les membres de Disappears semblent toujours résolus à vouloir explorer ce son garage et ce chant scandé par-dessus des guitares bourdonnantes et répétitives mâtinées d’une touche krautrock. Cette dernière, bien que notable tout au long du disque, prend surtout son importance sur le dernier morceau qui, long de 15 minutes, vient contraster avec les titres courts occupant l’autre moitié du disque défilant à une allure folle avec l’urgence retrouvée du punk.

En revanche aux premières écoutes si l’on est au début surpris par le côté radical, rien de très surprenant ne survient alors que l’album se déroule ; il y a toujours ce mur du son assommant pour le meilleur ou pour le pire, cet entrelacs d’accords distordus, ces chansons un peu inconsistantes et qui se distinguent difficilement... on a vite compris de quoi il en retourne. C’est pourtant cette simplicité apparente qui finit par faire mouche : des morceaux directs qui, envoyés à fort volume, vous foutent une torgnole dans la mâchoire et laissent votre tête dodeliner de gauche à droite pendant une demi-heure alors que la ligne de basse du titre éponyme vous traverse la poitrine, et que les cymbales résonnent inlassablement, tandis les guitares flirtent avec les aigus derrière la couche vaporeuse de reverb. Cette phrase est longue, mais elle reflète assez bien le principal point positif de Guider, à savoir cette façade embrumée, brève et alléchante bouillie hypnotique derrière laquelle se cache une puissance qui ne demande qu’à éclater au grand jour.


Le dernier morceau intitulé de manière pertinente Revisiting voit le groupe tisser un lien plus fort avec ses influences évidentes et assumées (la pochette de l’album ne vous rappelle rien ?), explorant la répétitivité du krautrock, ce passionnant mouvement allemand des années 70 vraisemblablement cher à la formation de Chicago comme à son nouveau batteur, monsieur Steve Shelley, le même gaillard fan de Neu ! qui officie derrière les fûts de Sonic Youth depuis plus de 25 ans et qui accompagne actuellement Disappears en tournée pour une durée indéterminée. Un quart d’heure de rythmique infatigable et de murs de guitares qui au lieu de suivre les dernières tendances à vouloir nous faire planer dans les couches sucrées de la stratosphère, nous fait garder les deux pieds à terre, plaqués au sol par cette basse vrombissante et cette voix traînante. Si le style de Disappears est encore un peu vert et manque de génie, Guider manifeste quand même assez d’intérêt pour nous donner envie d’y revenir et de suivre le futur de ce groupe qui a l’air aussi prometteur que productif.

Chroniques - 04.02.2011 par Matt
 


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2012, je ne t’ai jamais aimée, 2012 tu mérites des pierres dans ta petite gueule, 2012 ravi que tu fasses parti du passé ... et à jamais.




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mercredi 3 juin 2020


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