Le streaming du jour #652 : Man Is Not A Bird - ’Restlessness EP’
Les formats courts ont la côte en ce moment dans le streaming du jour. Nouvelle confirmation aujourd’hui avec Restlessness, EP de dix-huit minutes réalisé par le jeune quatuor parisien Man Is Not A Bird.
Avant d’évoquer l’aspect musical, difficile de ne pas évoquer l’artwork de Restlessness. Créé par les soins de Julian Bouhenic, guitariste de la bande, celui-ci met en scène ce qui semble être une énorme demie coquille d’œuf s’apprêtant à s’écraser au sol à quelques pas de quatre individus - l’auteur de la pochette et ses acolytes, à n’en pas douter - dubitatifs. L’artiste n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il tient régulièrement à jour Geometrical Visions, blog sur lequel il propose des créations graphiques en lien avec les mathématiques.
Après Ø, morceau isolé partagé deux mois avant l’EP, qui proposait un post-rock downtempo, il n’est finalement pas étonnant de voir le quatuor poursuivre dans cette voie avec Desire To Escape Problems. Ce morceau ouvre le bal à coups rythmés de baguettes sur les fûts, de riffs plutôts lents. Plus aérien, le très mélodique Bringer Of Rain And Seed passe ensuite à la vitesse supérieure et prépare le terrain à un affranchissement de ce post-rock à la Mogwai qui, à trop se répéter, risquerait de tourner en rond.
L’amour de Julian Bouhenic pour les formes géométriques est de toute évidence assez élevé pour qu’il vienne s’installer dans sa pratique artistique. Pas de raison, finalement, que ce spectre n’apparaisse pas dans les compositions de Man Is Not A Bird. Celui-ci resurgit en effet de manière évidente sur Triumph Of Light Over Darkness, merveille de math-rock psychédélique au rythme soutenu et à la construction alambiquée que ne renieraient probablement pas les Flaming Lips.
Après une introduction hantée par un spoken word directif à la Godspeed You ! Black Emperor, le plus décousu Guardians Of The Trees est un condensé de près de cinq minutes du potentiel du groupe, et vient donc mettre un terme à cette première incursion discographique des Français. A défaut d’être un oiseau, l’Homme serait bien inspiré de s’envoler vers l’univers du quatuor parisien.

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