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La Shitlist 2016 de Rabbit | Indie Rock Mag

La Shitlist 2016 de Rabbit

Préparez vos mouchoirs, c’est l’heure de la shitlist (d’avance toutes nos excuses aux défenseurs de l’exception française, on n’avait pas assez de Moltonel pour Paradis et PNL).


12. Ty Segall - Emotional Mugger

Tout ce qu’il a muggé pour le coup le blondinet pompier californien c’est le cadavre d’un T-Rex trop gros pour lui. Avoir des chansons aurait vaguement pu aider.


11. Animal Collective - Painting With

Quand des animaux peignent avec les pieds, c’est sûr c’est spontané mais faut pas s’étonner que l’art sente pas très bon.


10. Anohni - Hopelessness

Antony a malheureusement appliqué à son disque la chirurgie faciale de la pochette. "Frankenweepy" était semble-t-il le nom de travail de cette bouillie électro-pop de pleureuse gothique.


9. Fat White Family - Songs For Our Mothers

Le marronnier de la shitlist, c’est "l’arnaque psyché lo-fi de l’année". Ce coup-ci c’est une famille de gros blancs neurasthéniques du Sud de Londres qui assure le boulot entre deux Lexomil.


8. Shearwater - Jet Plane And Oxbow

Tu aimes les disques de gladiateurs avec Peter Gabriel tout nu ?


7. Bon Iver - 22, A Million

22, vlà la police du bon goût, file donc te cacher dans les bois avec ton million de petites affèteries vocales autotunées mon Justin.


6. Kanye West - The Life of Pablo

Rejeton informe d’un crapeau de bénitier et d’une strip-teaseuse unijambiste, Pablo naquit au son d’une trap châtrée au r’n’bite, se noya dans son vomi de myrrhe, d’encens, d’autotune et de billets de 100 et mourut, non sans avoir eu le temps de chialer sur son sort de pauvre petit pseudo génie du rap pété d’oseille et de prendre un selfie le cul à l’air sur la tombe de Nina Simone. FIN.


5. James - Girl At The End Of The World

Ce soir chez James, c’est soirée disco en costume de hippie. Déprimant d’hédonisme niais. On en oublierait presque que l’excellent Hey Ma n’a que 8 ans - "album de la renaissance" écrivais-je à l’époque... bouark.


4. Kool A.D. - Kool A.D. Is Dead

On me dit dans l’oreillette que Victor Vazquez serait mort après avoir été forcé d’écouter son propre morceau I Don’t Wanna Do Nuthin At All (Reprise) une demi-fois.


3. Primal Scream - Chaosmosis

Tacky, tacky, t’as qui dans la peau Bobby Gillespie, là, d’un coup ? New Order 2015 ou le Simple Minds des années 80 ?


2. Peter Bjorn And John - Breakin’ Point

Peter, Bjorn et John se font Olivia-Newton John. Quelque chose me dit qu’ils auraient préféré Samantha Fox.


1. M83 - Junk

Anthony Gonzalez a diggé ses vieux skeuds de Journey, Cerrone et Stevie Wonder pour nous gratifier de ce chef-d’œuvre absolu de la FM post-mauvais goût, avec de vrais bouts de monologues d’enfants, de synthés crayola et de romance saxophonique 80s dedans. On dit BRAVO - en se jetant d’un pont, espérant voler jusqu’à l’arc-en-ciel où gambadent ce genre de licornes :




Bonus arty :

Tim Hecker - Love Streams

Parce que c’est l’album drone ambient le plus poussif, prétentieux et ringard qu’on a pu écouter cette année, et vous constaterez en lisant (ou pas) nos bilans plus "sérieux" qu’on en a écouté des tas. Tim Hecker est passé du génie à la boursouflure en l’espace de deux disques, contaminé par son nouveau copain Oneohtrix Point Never et c’est presque aussi triste que de le voir plus que jamais représenter le genre auprès des gros médias "indé".


Dessins piqués à l’excellent comic en ligne Buni par Ryan Pagelow.