The Shins - Wincing The Night Away

Troisième album en forme de consécration pour The Shins, qui confirme tout le talent de James Mercer pour écrire des chansons pop irrésistibles.

1. Sleeping Lessons
2. Australia
3. Pam Berry
4. Phantom Limb
5. Sea Legs
6. Red Rabbits
7. Turn on Me
8. Black Wave
9. Spilt Needles
10. Girl Sailor
11. A Comet Appears

date de sortie : 29-01-2007 Label : Sub Pop

Pour chroniquer le dernier album des Shins, on peut difficilement ne pas évoquer Garden State, ce petit film américain qui fit passer le groupe de James Mercer du statut de petit groupe indé à celui de groupe à succès. La faute à une scène du film dans laquelle, Nathalie Portman, la fille avec qui tout le monde rêverait de parler pendant des heures de Pop (et pour le coup de SubPop), faisait découvrir à Zach Braff le morceau New Slang, en lui prétendant que celui-ci allait changer sa vie. James Mercer était alors bien loin de se douter que cette scène allait aussi changer celle de son petit groupe pop d’Albuquerque. Un nouveau public découvrit alors The Shins et le groupe se mit à vendre des milliers d’exemplaires de leurs deux premiers disques.

Deux ans après cette soudaine popularité, le groupe sort son troisième opus Wincing The Night Away , un titre qui évoque les insomnies chroniques dont souffre son chanteur et compositeur James Mercer. Thème abordé également dès l’ouverture de l’album par Sleeping Lessons, un morceau déconcertant par son intro limite ambient interrompue brusquement par un déluge de guitares noisy. Mais dès le deuxième morceau on se retrouve en territoire connu avec Australia, pop-song géniale à l’allure de classique et probablement futur single. Ici James Mercer prouve encore une fois qu’il est un compositeur fascinant dans la lignée des Ray Davies, Alex Chilton ou Andy Partridge, capable de tisser des structures mélodiques élaborées et pourtant totalement fluides. Les détails apportés à la production, comme ce banjo qui déboule en plein milieu du morceau montrent que les Shins sont devenus un groupe incroyablement mature. Confirmation dans les morceaux suivants où le groupe tente d’élargir son univers vers des horizons plus variés. A des morceaux de pop classique, comme le single Phantom Limb, qui ne parvient à décoller qu’à moitié, succèdent des chansons beaucoup plus aventureuses et audacieuses telles que Sea Legs qui superpose une rythmique presque hip hop à des arrangements de cordes fastueux ou ce Red Rabbits aux contours doucement psychédéliques. Faussement simples et naïves de prime abord, les chansons des Shins demandent plusieurs écoutes pour réellement révéler toute leur subtilité. Sur Black Wave, c’est un simple motif de guitare répétitif qui vient se poser sur une atmosphère vaporeuse empreinte de mélancolie. Mais c’est surtout quand le groupe se cantonne à ce songwriting classique porté par des mélodies aériennes comme sur Turn On Me ou Girl Sailor qu’il devient irrésistible.

Les fans de la première heure regretteront sûrement le parti pris d’une production un peu trop surchargée en claviers qui plombe parfois certains morceaux, mais la qualité d’écriture et de parolier de James Mercer font entrer les Shins, fort de trois albums impeccables, dans le cercle fermé des grands groupes pop de leur génération.
Le disque se termine idéalement sur une superbe ballade crépusculaire A Comet Appears. S’il y a une des plus belles choses de la nuit que seuls les insomniaques ont la chance de pouvoir apprécier c’est bien celle-ci.

Chroniques - 30.01.2007 par Aurelien
 


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Les Shins retrouvent leur jeu de jambes

Le magazine anglais The Quietus nous avait annoncé début 2010 la mise entre parenthèses du projet The Shins par James Mercer. Ce dernier se disait alors fatigué par cette aventure qui durait depuis 13 ans et qui avait déjà donné naissance à trois belles galettes : Oh, Inverted World (2001), Chutes Too Narrow (2003) et Wincing the Night Away (...)




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dimanche 27 septembre 2020


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