La Féline nous fait r(o)ugir de plaisir

A l’image de la femme-panthère incarnée par Simone Simon dans le film éponyme de Jacques Tourneur, La Féline ensorcèle le jour par son charme innocent pour mieux étendre la nuit l’ombre inquiétante de ses pulsions obscures. Ce trio féru de cinéma, de new wave et de rock hypnotique se produira ce soir à la Flèche d’Or au côté de Kim Novak, Smith Westerns et Myra Lee pour une nouvelle soirée estampillée Boutiques Sonores qui permettra à Agnès Gayraud à la guitare et au chant, entourée de Xavier Thiry aux synthés vintage et Stéphane Bellity à la batterie, de présenter les compos de leur nouvel EP Wolf & Wheel prévu pour le 25 avril chez BS Records.

Soit six morceaux en écoute via Bandcamp et augmentés de deux titres bonus pour donner corps à un véritable mini-album. Mystery Train est de ceux-là, ballade western onirique récompensée en 2009 du tout premier Prix Discograph "En français dans le texte" et qui avait par ailleurs révélé le groupe auprès des habitués des fameuses compilations Indétendances  :


Croisée en première partie de Laetitia Sadier outre-Manche, c’est peut-être bien de Stereolab que La Féline a hérité ses vocalises gourmandes et sa candeur mélangeuse, capable de sauter d’un hymne disco-pop lumineux (Wolf & Wheel) aux spectres krautrock voire expressionnistes de La Nuit du Rat, d’une comptine synthpop en espagnol (Piropos) à l’étrange mélancolie d’un Coeur Bizarre croisant le romantisme gothique de Siouxsie, les choeurs élégiaques de Morricone et la poésie surréaliste de Gérard Manset. Un groupe à découvrir d’urgence.


Pour les prochains concert de La Féline en tournée française jusqu’au mois de juillet qui les verra croiser la route de Nouvelle Vague ou Pokett, rendez-vous sur Facebook.

News - 16.04.2011 par RabbitInYourHeadlights
 


Nos 12 vidéos du moment (#5)

On aurait pu commencer chacun des paragraphes qui suivent par "on n’a malheureusement pas eu le temps de vous en toucher un mot, mais"... tant la plupart de ces vidéos illustrent des morceaux d’albums qui auraient mérité la faveur d’une chronique. Faute de grives on mange des merles et faute de pouvoir nous pencher sur les disques en question on (...)