Le streaming du jour #1247 : Jason Lytle - ’House Show’

Que peut bien faire Jason Lytle lorsqu’il se lasse d’enregistrer de nouvelles compositions ? Probablement de nombreuses choses qui, tel le commun des mortels, sont dénuées d’intérêt. A ceci prêt que le Californien est un être singulier...

Un être singulier fait donc des choses atypiques et peut compter sur des amis capables de se hisser à son niveau de loufoquerie. Aussi, quand, le 17 mai dernier, Jason Lytle rend visite à son ami Stephan Bayley pour lui jouer un "concert de salon", ce dernier a l’idée d’enregistrer la besogne et d’en assurer, par la suite, la post-production.

Un petit peu plus de six mois après, House Show est sur le pont et retranscrit fidèlement "l’ambiance agréable de ce moment" au point que les interludes durant lesquels l’artiste discute ont été inclus dans cette sortie auto-produite.

Armé d’un seul piano, d’une guitare et de boucles samplées, le résultat est nécessairement minimaliste. Pour autant, la mélancolie des compositions du Californien est rapidement étouffée par l’atmosphère et l’optimisme ambiants.

Jason Lytle réinterprète des titres issus de Yours Truly, The Commuter (I Am Lost (And The Moment Cannot Last), la transcendée Here For Good et This Song Is The Mute Button) et Dept Of Disappearance (Get Up And Go et Willow
Wand Willow Wand
). En plus de son répertoire en solo, c’est celui de Grandaddy que l’Américain revisite. Mis à part un What Can Be Erased ? issu de l’EP Through a Frosty Plate Glass, ce sont exclusivement The Sophtware Slump (Jed The Humanoid, So You’ll Aim Towards The Sky et un Jed’s Other Poem (Beautiful Ground) dont on appréciera l’épure délicate) ainsi que le sous-estimé Sumday (El Caminos In The West et Saddest Vaccant Lot In All The World) qui sont mis à l’honneur.

Jason Lytle s’autorisera également une reprise du A Thousand Miles From Nowhere de Dwight Yoakam. Enfin, I Just Moved Here semble être un inédit parfaitement de circonstance en plus d’être doté d’une mélodie et d’un chant d’une efficacité et d’une simplicité incroyables. En effet, pour être parfaitement honnête, Jason Lytle ne donne probablement pas de concerts privés dès qu’il s’ennuie et celui-ci n’échappe pas à la règle puisqu’il est vu par son auteur comme une "welcome party" symbolisant son emménagement dans une nouvelle ville.

A l’écoute de House Show, cette atmosphère de liberté et ce sentiment d’un nouveau départ sont particulièrement prégnants. C’est sans doute celle-ci qui rend la saisie de cet instant magique. Toujours est-il que, aussi singulier soit-il, Jason Lytle reste un mortel comme les autres. Pour se sécuriser et accompagner les grands changements de sa vie, il a besoin de rituels. Les siens sont seulement plus fascinants que la moyenne...


Streaming du jour - 08.12.2014 par Elnorton
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samedi 7 décembre 2019


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