Le streaming du jour #1294 : Stokolm - ’In The Echo Chamber’
Imaginez un footballeur dont vous ne connaissez rien et qui, pour se présenter, commencerait par évoquer une vive admiration pour Diego Maradona. Cette donnée vous permettrait-elle d’évaluer si ses pieds sont ou non carrés ?
Assurément pas. Transposé à la musique, cet exemple garde tout autant de sens. En somme, nous devrions toujours nous méfier de ces artistes qui, avant de parler de ce qu’ils font, évoquent ce qu’ils aiment.
Lorsque Fabien Bellazreg, leader de Stokolm, prend contact avec la rédaction, il évoque, comme pour mieux attirer le chaland, une admiration pour Sufjan Stevens et Eels. Rien que ça.
Problème, il ne suffit pas de se réclamer de ces Américains pour avoir quoi que ce soit d’intéressant. Non contents d’avoir du talent, et même du génie, Sufjan Stevens et Mark Oliver Everett partagent également un aspect visionnaire et la capacité à se renouveler pour mieux durer.
Quid des Brestois de Stokolm ? Sans l’ombre d’un doute, ils rejoignent le club de ceux qui ne font pas ce qu’ils aiment. Sur In The Echo Chamber, il est difficile de trouver une quelconque filiation avec les auteurs de Beautiful Freak ou Illinoise.
Pour autant, après un EP intitulé Stranded sorti en 2010, ce premier album est loin d’être dénué d’intérêt. Le guitariste Renaud Cerqueux évoque un attrait pour des univers probablement plus proches de l’essence des compositions de Stokolm : la britpop et Vic Chesnutt.
En 2015, la britpop n’est plus à la mode - quoi que les premiers extraits du nouveau Blur semblent marquer un retour vers ces sonorités - mais l’immédiateté et la rythmique des compositions de Stokolm n’est probablement pas sans lien avec cette influence. Quant au regretté Vic Chesnutt, c’est l’aspect dépouillé des mélodies qui vient parfois rappeler son Is The Actor Happy ?. On serait également tenter de comparer les Brestois à un Interpol plus prudent, la proximité vocale avec Paul Banks n’y étant probablement pas pour rien.
Ainsi, Stokolm s’affranchit parfaitement du syndrome - forcément - de ceux qui parlent de ce qu’ils aiment pour masquer le fait qu’ils n’ont rien d’intéressant à dire...

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