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Le streaming du jour #1448 : Ubuntu Sound Antisystem - ’Free Dom Club’ | Indie Rock Mag

Le streaming du jour #1448 : Ubuntu Sound Antisystem - ’Free Dom Club’

Aujourd’hui dans notre streaming c’est le consensus social et les oreilles sensibles qui en prennent pour leur grade.

Patron du netlabel Le Colibri Nécrophile qui édite notamment les incompromises et gargantuesques compilations Necktar (où l’on retrouve des musiciens de l’underground drone/ambient/noise/électronique appréciés d’IRM tels que Susan Matthews - une habituée, Judith Juillerat, Cezary Gapik, Franck Vigroux, feu Picore et même quelques groupes plus "pop" comme les shoegazeux d’Ummagma), le Jurassien Ed End multiplie également les projets musicaux en solo ou accompagné, de Yoshiwaku et Chromatic à Symbol of Subversion ou L’Assassinat Sonore, en passant par le power electronics d’Orestes, les impros analogiques abstraites, abrasives et psyché de Twin Realities Dreamers ou encore le "collectif" Vivid Tribe Of Psychics, qui édite sur son Bandcamp les plus belles perles d’étrangeté de cette nébuleuse schizophrénique sortie pour la plupart du cerveau d’un seul homme.

Dernière en date, en free download comme il se doit, le Free Dom Club d’Ubuntu Sound Antisystem, hommage au faux docu uchronique et politique Punishment Park du génial Peter Watkins (La Commune, Edvard Munch, c’était lui), charge 70s contre une Amérique en rupture avec sa contre-culture qui ne pouvait que parler à cet antisocial et dissident sonique revendiqué. Qu’il fasse référence à l’OS open source de Linux ou à la philosophie humaniste sud-africaine dont s’inspire ce dernier, le nom du projet est raccord en tout cas avec cet esprit activiste et généreux, tout comme son orientation musicale tout aussi étrange qu’à l’accoutumée mais plus accessible avec ses rythmiques syncopées à la croisée du trip-hop, de l’indus et de l’électro noise. Attention hein, on vous dit pas non plus que ça se boit comme du petit lait, entre ces samples de voix dont la teneur révolutionnaire flirte parfois avec l’hystérie pour mieux remuer nos synapses (les fantomatiques et menaçants Against States Violences et USA Destroy The World From Within, ou encore le grondant How Many Children Killed Now ??? avec son monologue bien vénère) quand il ne se muent pas en mantras hypnotiques et désincarnés (Miss Robot Quote ?, et le lancinant Fuck Society Club où les cordes rétro déjà samplées sur Against States Violences nous font un comeback capiteux à souhait), et ces affleurements sursaturées dès l’entame Mr Hobo Quote ? qui culminent sur la mitraille électro harsh de Robot Meyrat Quote ?, on n’est pas vraiment dans l’easy listening, non plus. Après tout, l’album est ouvertement destiné aux masos, SM et dynamite, l’artwork nous avait prévenus :



Mais si vous aimez comme nous les disques radicaux et stimulants, qui amènent en terrain inconnu pour mieux questionner notre rapport à la musique en tant que vecteur de contradictions malaisantes, et ont le bon goût d’en faire une aventure cinématographique dont la dramaturgie se passe d’images et de mots, vous vous ferez certainement une joie de violenter un peu vos tympans avec cet objet buzzant non identifié.


Streaming du jour - 05.12.2016 par RabbitInYourHeadlights
... et plus si affinités ...
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