Le streaming du jour #1807 : Slow Crush - ’Ease EP’
On ne le dit que trop souvent dans ces colonnes. Le shoegaze, après voir été boudé au début du siècle, revient particulièrement à la mode ces dernières années. Et cela s’est fait progressivement mais de manière procédurale si bien que Soon, She Said, Slowly ou Percolator se présentent comme d’habiles représentants d’une vague 2.0.
2007 : Reformation de My Bloody Valentine et Jesus And Mary Chain. 2013 : Premier album post-reformation de My Bloody Valentine. 2014 : Reformation de Ride et Slowdive. 2017 : Premiers albums post-reformation de Slowdive, Ride et Jesus And Mary Chain.
Et si la nouvelle production de ces derniers est anecdotique, les deux premiers ont accouché de disques particulièrement inspirés prouvant que le courant n’est pas mort. Avec cet effet de mode progressif, les formations balbutiantes ont eu le temps, dès le début de la décennie, de suivre le mouvement pour emprunter la bonne bretelle sur la vaste autoroute que constitue le champ des possibles musicaux.
Slow Crush est de ceux-ci. L’état d’esprit des Belges correspond assurément aux tourments des fondateurs du genre il y a près de trente ans, dans un monde qui en finissait avec une ère - celle de la guerre froide - pour mettre les deux pieds dans une autre - celle du capitalisme.
Nous ignorons quelle nouvelle parenthèse s’ouvrira dans la société qui nous entoure mais Slow Crush justifie sa fondation "pour faire face aux sentiments négatifs et défaitistes dans un monde de merde". L’héritage des aînés est parfois trop évident, si bien qu’il est difficile de considérer la singularité de la formation menée par Isa Holliday.
L’héritage de Slowdive est particulièrement évident sur un Sway vaporeux à souhait et sommet de ce premier EP, tandis que l’esprit des Pale Saints plane sur Dizzy et que Big Lip ressemble à une déclaration d’amour (forcément torturée) adressée à My Bloody Valentine.
Ease est donc un premier EP honnête et encourageant, mais chacun des quatre titres qui le composent est trop marqué du sceau des aînés pour n’être, à l’heure actuelle, autre chose qu’un émule des plus habiles des représentants du mouvement shoegaze.

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