Money Mark - Brand New By Tomorrow

Le saviez-vous ? Dix choses à ne pas forcément savoir pour apprécier le charme rétro et l’évidence pop touchée par la grâce du nouvel album de Money Mark.

1. Color Of Your Blues
2. Pick Up The Pieces
3. Summer Blue
4. Pretend To Sleep
5. My Loss, Your Gain
6. Everyday I Die A Little
7. Radiate Nothing
8. Black Butterfly
9. Nice To Me
10. Eyes That Ring
11. Brand New By Tomorrow

date de sortie : 26-02-2007 Label : Brushfire Records

Saviez-vous que Money Mark, de son vrai nom Mark Ramos-Nishita, était né à Detroit de père nippo-hawaïen et de mère chicano avant de déménager vers la côte ouest et Los Angeles ?

Saviez-vous qu’après avoir été engagé dans l’équipe de production des Dust Brothers, il devint claviériste et pratiquement quatrième membre des Beastie Boys sur les albums Check Your Head , Ill Communication et Hello Nasty , participant activement à l’orientation funky-70’s puis groovy-cosmique du génial trio new-yorkais durant les années 90 ?

Saviez qu’il avait également collaboré avec Beck, Porno For Pyros, Jon Spencer, le guitariste des Mars Volta Omar Rodriguez-Lopez (qu’il accompagne aux claviers au sein du Omar Rodriguez-Lopez Quintet) mais également Yoko Ono, gage de son amour inconsidéré pour les Beatles en général et pour John Lennon en particulier ?

Saviez-vous qu’il avait sorti en 95 et 98 deux albums véritablement cultes, le funky-jazzy-bricolo Mark’s Keyboard Repair , volontairement sous-produit, et le merveilleux Push The Putton , vaste terrain de jeu rétro-futuriste et déconnant mêlant nonchalamment inspirations pop, funk, soul, rock, jazz, électro, jungle, bossa-nova, latine voire indienne sur lequel officiait comme bassiste un certain... Sean Lennon ?

Saviez-vous qu’ensuite en 2001, son non moins immense Change Is Coming , formidable collection d’instrumentaux plongeant les fusions musicales précédemment citées dans un grand bain abstract et psychédélique agrémenté d’afro-beat, de folklore asiatique, mexicain, sud-américain ou même yiddish, n’avait pas rencontré un succès pourtant mérité, étrangement passé sous silence par une critique n’ayant d’yeux que pour le "retour du rock" ?

Saviez-vous qu’après les labels Mo’Wax et Emperor Norton, Brand New By Tomorrow était le premier album de Money Mark à sortir sur Brushfire Records, le label de Jack Johnson, qu’il accompagna en tant que pianiste lors d’une tournée au Japon après l’avoir rencontré à la fin des années 90 lors d’une session d’enregistrement avec Mario Caldato Jr. ?

Saviez-vous justement que Mario Caldato Jr., ami de toujours et producteur de Money Mark mais également des trois albums des Beastie Boys cités plus haut, était une nouvelle fois aux manettes sur ce nouvel album et qu’il comptait également à son tableau d’honneur des collaborations avec Beck, Jon Spencer, G-Love ou dernièrement avec Gruff Rhys en tant que producteur du splendide Candylion  ?

Saviez-vous que la basse groovy de Pick Up The Pieces, premier single tout à fait charmant de ce nouvel album, était assuré par le mythique Carol Kaye, bassiste par intermittence pour les Beach Boys, Love, Dusty Springfield, Lalo Schifrin, les Supremes, Randy Newman, Simon & Garfunkel, Ray Charles ou encore Frank Sinatra ?

Saviez-vous qu’on pouvait l’écouter, ce single, ainsi que trois autres morceaux de l’album, sur la page myspace de Money Mark, ou mieux, en visionner le clip directement ci-dessous ?


Saviez-vous que c’était à ce point difficile de trouver dix questions sur Money Mark, comme ça, avec du sommeil en retard et rien dans l’estomac ?... hum.

Toutes choses inutiles donc, comme vous le saviez déjà, pour goûter avec bonheur les onze pépites de ce nouvel album pour lequel Money Mark a privilégié un songwriting limpide, plus personnel et touchant que jamais et aux mélodies non moins emballantes. De son propre aveu la radiographie optimiste de la période qui fait suite à une rupture amoureuse, alors que demeure l’espoir de parvenir un jour à recoller les morceaux. Ainsi, tout introspectives qu’elles puissent être, les chansons de l’album, qu’elles soient faites de souvenirs diffus des moments magiques, de reproches cathartiques ou de constats d’échec, sont toujours directement adressées à la personne aimée. Une mélancolie jazzy envahit un groove toujours présent à l’appel, et lorsque résonne le piano de Brand New By Tomorrow, John Lennon est plus près que jamais. Quant à Black Butterfly, peut-être bien le sommet de l’album, elle convoque les plus belles déclarations d’amour de la soul music des années 70. Une orientation que l’on savait possible depuis Mark’s Keyboard Repair et des chansons telles que Sometimes You Gotta Make It Alone ou Got My Hand In Your Head, et que Money Mark a su transfigurer ici par la grâce d’une écriture limpide, d’une instrumentation riche mais jamais superflue, d’une production parfaite et d’arrangements de toute beauté.

Un futur classique.

Chroniques - 13.03.2007 par RabbitInYourHeadlights
 


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