BIG|BRAVE - OST

1. innominate Nº i
2. innominate Nº ii
3. innominate Nº iii
4. innominate Nº iv
5. innominate Nº v
6. innominate Nº vi
7. innominate Nº vii
8. innominate Nº viii
Sortie le : 25 avril 2025
Belle surprise que cette bande originale imaginaire (bientôt accompagnée d’images ceci dit, puisque la prochaine tournée se doublera d’un "score visuel" signé Stacy Lee) de la part du combo post-doom canadien qui à mon sens, passés ses excellents débuts, en a souvent fait un peu trop (tant dans la solennité forcée que du côté d’un chant féminin de plus en plus maniéré) mais déjoue ici toutes nos attentes - ou appréhensions ? - en optant pour un minimalisme instrumental des plus évocateurs, entre magnétisme et tension, et des sonorités atypiques pour le groupe, sans batterie et avec très peu de guitare électrique.
Même les noms des morceaux de ce bien-nommé OST, qui culmine sur un innominate Nº v tout en vibrations hantées des synthés/grouillements organiques et en reverbs caverneuses des cordes frottées (celles, omniprésentes sur l’album, d’un instrument fabriqué par le groupe à l’aide de cordes de piano) sur fond de mélopée haletante et sépulcrale, ne se différencient que par leur numéro latin... et pourtant BIG|BRAVE, un peu décevant ces dernières années au côté de The Body (l’americana psyché plus ou moins saturée mais somme toute convenue de Leaving None But Small Birds) ou seul dans son coin (les grosses distos tape-à-l’œil de A Chaos Of Flowers l’an passé) n’a jamais sonné aussi singulier, y compris du côté de la guitariste et chanteuse Robin Wattie qui se passe ici de mots et d’intonations appuyées pour se contenter de chœurs impressionnistes et fantomatiques du plus bel effet, souvent à peine susurrés (innominate Nº vi), de borborygmes névrotiques et autres hurlements de loup-garou brûlé au tison dans le lointain (cf. la cavalcade habitée d’innominate Nº vii).
Épaulé par son producteur et ingé-son Seth Manchester (électronique, Moog et/ou percussions) et par la flûtiste Melissa Guion sur l’intrigant et tourmenté innominate Nº viii, le trio canadien se partage l’instrumentarium (pour l’essentiel : piano électrique Wurlitzer, piano classique, un peu de guitare et le fameux instrument de leur invention, ou encore un vibraphone joué à l’archet sur le très dark ambient et résonant innominate Nº i en introduction) et flirte avec un sound design épuré riche en contrastes saisissants, vecteur jamais poseur ou arty pour autant d’une angoisse purement physique que ce 9e long format en 11 ans distille en gerbes baroques et hallucinées.
Le meilleur album du combo montréalais ?
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’année précédente à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. (...)

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