Jel en tenue de camouflage

Il y a quelques jours de ça, je m’étendais à n’en plus finir sur le talent des Thee More Shallows, récemment signés par Anticon, et pour le coup ils m’en auraient presque fait oublier l’une de mes idoles des années 2000, Jel, co-fondateur et chef de file du label californien qui visiblement se plaît de plus en plus à voleter sous le radar.

Ainsi, voici ce que j’apprends hier matin, par un concours de circonstances assez étrange : en cherchant le lien du génial EP Meat & Oil sur Amazon pour le poster sur le forum dans notre précieux topic "Vous écoutez quoi là maintenant tout de suite ?", je tombe sur un album de Jel inconnu pour ma part et estampillé 2007, puis en tapant Jel et le nom de cet opus, tout excité, sur Google, je réalise qu’en fait du Jel d’Anticon il s’agissait d’un jeune groupe anglais. Un peu déçu, je vais tout de même faire un tour sur le myspace de Jel, le vrai l’unique, on ne sait jamais, et là quelle n’est pas ma surprise lorsque j’aperçois que son logo a laissé place à la pochette d’un album nommé Greenball 3rd (donc logiquement la suite de Greenball , sommet de sa discographie sorti en 2001, et de Greenball II : Proud Parent Of A US Marine , paru trois ans plus tard) dont trois extraits - et quels extraits ! - sont en écoute. Détour ensuite par la page principale du site officiel d’Anticon que je consulte tous les deux jours depuis un bon moment déjà et sur laquelle pourtant, j’en mettrais ma patte à couper, rien n’avait été annoncé... et il n’y a toujours rien. A partir de là je me rends donc sur la page personnalisée de Jel sur ledit site officiel et me voilà enfin face à ce fameux Greenball 3rd , soit 24 instrus partagés entre compos originales et versions instrumentales de morceaux produits par Jel pour son groupe Themselves (avec Doseone), ses collègues Sole (mon autre dieu du label) et Pedestrian ou encore North American Adonis, projet éphémère et méconnu réunissant Doseone et Buck 65. L’album était sorti le 1er avril dernier (!) sans appui publicitaire d’aucune sorte de la part du label, et qui plus est uniquement sur le webstore d’Anticon.

De fait, malgré le succès critique de son précédent album Soft Money sorti l’an dernier, impossible cette année de trouver la moindre chronique de ce nouvel album passé totalement inaperçu. Ce qui évidemment n’est pas une raison pour ne pas l’acheter, car après un abstract plus pop et métissé c’est vers les fusions abstract/funky/soul d’un David Holmes que Jel semble s’être orienté cette fois, et avec une sacrée réussite comme en témoignent les trois extraits en écoute sur myspace, Orphan 1, Hello Final et No Kings (avec en bonus un inédit, Mardi), ou encore celui-ci, qui m’a particulièrement mis l’eau à la bouche :


Blog - 02.07.2007 par RabbitInYourHeadlights
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mardi 23 juillet 2019


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