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Eric Matthews - The Lateness Of The Hour
La confrérie des orfèvres de la pop aurait probablement élu Eric Matthews président, si elle avait existé. ![]() 1. Ideas That Died That Day
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Année de sortie : 1997
Besoin d’un disque pour tester la qualité d’un système Hi-Fi ? Ne cherchez plus. A L’époque de sortie de cet album, et probablement pour contrer la vague lo-fi qui s’abattait côté indie, Eric Matthews s’échoua sur nos platines. Il n’en était pas à son coup d’essai, on comptait à son actif, au moins 1 album en solo, et 1 autre au côté de Richard Davies, au sein des Cardinals. Mais là, ce fut l’apogée de son art. Finement ciselée dans la pop, chaque chanson est une ode à la perfection. Chaque instrument à sa place, chaque note à son morceau, chaque mot à son intonation. Aucun faux pas n’est permis, tout doit se marier élégamment. Il faut l’entendre, crooner sur "My Morning Parade", en faisant chavirer les coeurs, sur un tempo débonnaire. Mais cela n’est pas suffisant à son goût, "To Clear The Air" appelle notamment les violons, histoire de nous préparer aux good vibrations. Et c’est "The Pleasant Kind" qui nous achèvera, avant la fin de l’album. Une débauche de guitares en folie, une basse qui donne le ton, et la voix qui part dans les sommets. Ca y est, on prend l’eau à bâbord, la larme à l’oeil n’est due qu’à l’émerveillement. On finirait presque par croire que Eric Matthews finit du coup en roue libre, enchainant les morceaux sur mesure, impeccables. Notamment "Since The Wheel Free", qui fait résonner les instruments, à la manière d’un Tears For Fears en chaleur. Et surtout, l’éblouissant "No Gnashing Teeth" qui commence tout en douceur, tintant légèrement, pour annoncer l’arrivée des cuivres. Mais quel talent, mais quel talent. Et oui, Eric Matthews est un orfèvre, posé, serein. Certains lui reprocheront peut-être ce manque de folie, mais n’aurait pas dû être président qui veut. De la tenue et de la prestance s’impose. Et moi, je trouve ça beau. Chronique du : 27/12/2005 par |
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