Kid Pharaon - Deep Sleep

Un 15 ans d’âge, qui se consomme bien entendu sans glace. La voix a toujours ce petit goût de malt, et les guitares semblent semblent prendre la même ascension qu’un jeune plant de houblon. Un joli programme.


1. Big Circus
2. Wire Brush
3. Moments
4. Diamond Day (I Wish You Stumble On Your)
5. Little Man
6. Never Is Never
7. Deep Sleep
8. Kisses Of Snake
9. Dear Louis
10. Heart Of Stone
11. In Industrial Amounts

date de sortie : 30-11-1989 Label : Danceteria

Et quand il s’agit de produits du terroir (Kid Pharaon alias Thierry Duvigneau) autant dire que je vais prendre mon temps. Ça se déguste et on en gardera même pour l’hiver prochain.

"Diamond Day (I Wish You Stumble On Your)", devrait sonoriser nos marches vindicatives. Pas celles que l’on fait en flânant, non, celles qu’on fait d’un pas décidé, la pancarte à la main, les mains ailleurs que dans les poches. La tension est là, sans jamais faiblir, sans véritable violence, mais avec cette rage nécessaire pour franchir tout les barrages. Un morceau de bravoure.

"Kisses Of Snakes", prendra le relais, dans les rues tortueuses. Mieux vaut être à jeun pour ce dédale musical. Que ce soit la basse ou les guitares, pas une ne tient en place, l’itinéraire est chamboulé à chaque minute. On se retrouve sur "Dear Louis" sans même s’en être rendu compte. 2 morceaux, 15 variations, et pourtant, on a cette impression de naviguer sans cesse dans le bon ton.

"Heart Of Stone", lui détient la palme de la hauteur. Enfin surtout cette guitare perchée qui n’en finit plus de frémir au dessus de nos têtes. Et 2 pieds en dessous, cette voix, si typique, si sympathique, taillée pour le rock.

Et le reste, me direz-vous ? Et bien, je vous le garde au chaud, ils sont tous aussi bons et forment un album d’exception.
Si 1990 n’avait pas vu passer et repasser des Noir Désir, Pixies et autres Nirvana, Kid Pharaon serait probablement bien plus connu. Mais cela n’empêche nullement, que comme les autres, cet album ne quittera jamais mes albums fétiches.

Chroniques - 08.12.2005 par indie