Destroyer nous met chaos en silence

Kaputt, tel est le titre du neuvième album de Destroyer à paraître le 25 janvier prochain chez Merge records. Ça c’est ce qu’on lit partout. En fait c’est le dixième en comptant la cassette Ideas For Songs. Enfin si l’on compte bien.

Ce qui est certain par contre, c’est qu’on y retrouvera le titre-fleuve Bay Of Pigs extrait de l’EP du même nom sorti l’an dernier, sachant qu’il sera moins "fleuve" dans cette version "retailed". Tout aussi certain, on n’y retrouvera pas les collaborations de l’EP Archer On The Beach paru aujourd’hui dans une édition limitée à 1000 copies en vinyle 12" (en attendant sa mise à disposition au format digital), où pour la première fois le canadien Dan Bejar, âme et seul véritable constante du groupe n’a fait qu’écrire et chanter, laissant le soin à deux compatriotes maîtres de l’espace silencieux d’en composer la musique particulièrement méditative, faite de piano éthéré, de nappes impressionnistes et de field recordings.

Si l’on n’attendait pas forcément le montréalais Tim Hecker - que l’on avait pris plaisir à retrouver fin août le temps des 9 minutes de ressacs de guitare et de drones de l’EP Apondalifa - sur le titre éponyme offert à l’écoute (avec les paroles s’il vous plaît) par Stereogum, la présence de Loscil est moins surprenante. En effet, derrière les cinq albums sortis chez Kranky se cache Scott Morgan, batteur récurrent de Destroyer basé tout comme Bejar à Vancouver. Auteur de l’épopée ambient Loscil’s Rubies ajoutée en clôture de l’édition européenne de Destroyer’s Rubies en 2006, Morgan avait rendu la pareille à Bejar sur son chef-d’oeuvre de mars dernier à la croisée du drone ambient de Pan-American et de la dubtronica de Pole, Endless Falls. Le morceau ? The Making Of Grief Point, méditation angoissée de près de 9 minutes habitée par le spoken word du co-leader des New Pornographers, le Grief Point en question étant le nom du second titre de l’EP, composé par Loscil et inspiré par une période de doute créatif traversée par le poète canadien.

Enfin, pour en revenir à Kaputt, il sera produit par les habitués John Collins et Dave Carswell, verra le retour de Nic Bragg à la guitare, accueillera Roy Ayers le pionnier de l’acid jazz aux backing vocals et devrait renouer avec l’inspiration glam des deux derniers opus de Destroyer, Bejar citant à demi-mots Brian Ferry et son groupe Roxy Music comme influence principale sur le disque, avec également les ombres des albums tardifs de Miles Davis et Gil Evans... tout un programme.

News - 02.11.2010 par RabbitInYourHeadlights
 



Non pas que le retour de Radio Soulwax nous ait donné des idées, pas plus d’ailleurs que le croisement involontaire entre Kanye West et Enya (sic) orchestré par Sole et son Skyrider Band sur leur troisième opus sorti ces jours-ci et sur lequel on évitera de s’épancher par respect pour les chef-d’œuvres passés du fondateur d’Anticon, mais la mode est au (...)



Chroniques // 8 février 2011
Destroyer

Tel un enfant à l’imagination sans limite et auquel on aurait offert une boîte de crayons de couleur flambant neufs, Dan Bejar n’en finit plus de réinventer le petit monde de Destroyer.




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samedi 15 décembre 2018


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