Jessica Moss - Unfolding

1. Washing Machine
2. One, Now (w/ Tony Buck)
3. no one
4. no where
5. no one is free
6. until all are free
Sortie le : 24 octobre 2025
Pas grand chose de neuf sous l’astre noir de ce nouvel album solo de la violoniste d’A Silver Mt. Zion, mais toujours un régal pour les amateurs d’élégies solennelles et électrifiées. Après l’abrasion menaçante et dépouillée de Galaxy Heart, Unfolding trois ans plus tard en perpétue l’épure tout en renouant avec les denses vortex capiteux des morceaux les plus dronesques du sommet Pools Of Light (cf. no one). Un parfait équilibre pour la pensionnaire du label Constellation qui culmine sur les nappes de trémolos, d’harmonies lancinantes, de choeurs et de saturations de l’introductif Washing Machine, puis sur l’intense crescendo de no where, ce qui ne l’empêche pas de savoir temporiser en se délestant de sa tension étouffante, ici le temps d’un no one is free d’une profonde tristesse dans sa désolation.
Toutefois, Jessica Moss ne tourne pas pour autant en rond et la relative surprise viendra cette fois du long (13 minutes tout de même) et magnétique One, Now, avec l’Australien Tony Buck de The Necks aux diverses percussions (dont ces idiophones évoquant presque la sonnette du serpent du même nom), probablement la plus belle réussite du disque avec son atmosphère cauchemardée dont suinte une menace sourde jamais suivie d’effet. Quant à until all are free, son mantra serein annoncé par les titres des morceaux précédents nous permet de retrouver au son des scintillements ambient éthérés une relative paix intérieure, après une quarantaine de minutes de radiations orchestrales plutôt plombées qui rapprochent en quelque sorte la Canadienne, sur ce sixième opus, d’une Marielle V Jakobsons du côté obscur.
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’an dernier à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. Je (...)
Si Jessica Moss signe son premier disque sous son véritable patronyme, ceux qui suivent attentivement la scène canadienne n’auront pas attendu 2017 pour découvrir la violoniste.

- Sulfure Session #1 : Aidan Baker (Canada) - Le Vent Se Lève, 3/02/2019
- Sulfure Session #2 : The Eye of Time (France) - Le Vent Se Lève, 3/02/2019
- Aidan Baker + The Eye of Time (concert IRM / Dcalc - intro du Sulfure Festival) - Le Vent Se Lève (Paris)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Toni Dimitrov + Blanket Swimming - Hermetic
Duval Timothy & CJ Mirra - My Father's Shadow (Original Motion Picture Soundtrack)
Coby Sey - Passengers EP
Doctor Flake - Fast as light
Tadash - Recoudre
G Fam Black x SPGBamm - Loud Sounds In Dark Rooms
Stik Figa & Heather Grey - Cold Comfort
AZ - Uniqueness
otay:onii - Love Is In The Shit
Clément Janinet, Arve Henriksen, Ambre Vuillermoz & Robert Lucaciu - Garden of Silences
![]() |
![]() |
![]() |
- Duval Timothy & Carlos Niño - rain music
- Duval Timothy & CJ Mirra - My Father’s Shadow (Original Motion Picture Soundtrack)
- Comité d’écoute IRM - session #22 spéciale actu hip-hop : B Dolan, Cult of the Damned, Fat Ray & Raphy, K-Rec & Birdapres, Lice (Aesop Rock & Homeboy Sandman), MIGHTYHEALTHY & Sankofa
- Chris Offutt : "Parfois, je m’endormais la main sur le bouton de la radio, en essayant de faire taire les parasites"
- Napoleon Da Legend - G.A.M.O
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
![]() |
![]() |




























