Leila expose la chair sous la machine
Après avoir fasciné Aphex Twin et Björk avec ses mutations organiques aux confins de l’électronica, de la soul et du trip-hop ( Like Weather, 1998), inventé une forme de gospel martien que James Blake échouerait lamentablement à piller dix ans plus tard ( Courtesy Of Choice, 2000) puis s’être épanouie en 2008 au gré des courants oniriques de sa poptronica aquatique et sismique, Leila Arab demeure aujourd’hui avec Autechre l’un des derniers mythes intouchables d’un label Warp en pleine bérézina artistique.
Il était donc grand temps de voir débarquer un nouvel album pour sauver les meubles, et heureusement on n’aura pas à attendre 8 ans cette fois puisque ce sera chose faite le 16 janvier prochain. Enregistré avec l’excellent Matthew Sims aka Mount Sims, DJ révélé par le label allemand Gigolo Records et croisé au côté de The Hacker puis plus récemment de The Knife sur leur opéra électro Tomorrow, In a Year, U&I est né d’une admiration mutuelle que se sont découverts les deux musiciens à l’occasion d’une soirée costumée en 2006 où l’Américain s’était présenté à l’Anglaise sous un déguisement de carte mère d’ordinateur, lequel allait indirectement inspirer l’étrange pochette du successeur de Blood, Looms & Blooms.
Un quatrième opus dont la composition allait débuter trois ans plus tard, coulant de source au contact de Sims dont le chant en particulier, équivalent gothique de celui de son fidèle vocaliste Luca Santucci, semble avoir inspiré Leila. Il sera donc cette fois le seul invité au micro, succédant notamment à Terry Hall des Specials et à Roya Arab la propre soeur de l’Anglaise pour un résultat que le label nous décrit comme plus frontal et noisy, sous l’impulsion sans doute de la darkwave charnelle de l’auteur de Wild Light.
Et il faut bien l’avouer, si cela pouvait s’inscrire dans le lignée du renversant Mettle, véritable tube instrumental aux reflux saturés qui constituait le sommet de l’opus précédent, on ne dirait pas non :
A l’occasion de ce superbe plateau au Rex de Toulouse vendredi prochain, IRM et Les Charades Électroniques - qui co-organisent avec Le Prisme - ont mis les petits plats dans les grands. Au programme donc, des interviews de Christ. (lequel s’était déjà par deux fois prêté à l’exercice dans nos pages il y a quelques années, cf. ici et là) et d’Arovane - (...)
L’ex-claviériste de Björk, révélée par ses bidouillages de magicienne sur la tournée de Post, revient après huit ans de hiatus avec un troisième chef-d’oeuvre entre pop hybride, électronica onirique et vagues de saturation organiques. Que le voyage commence...

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Momoko Gill - Momoko
Yallahbibi - Desert Tales
The Merricks - Teeth in a Void
Tenzoe & Sponatola - Amrita EP
Ichiban Hashface - Ichiban Ha$hface & The Great E$cape
Boxguts - Hot Bref Boy Volume 9 : PLATINUM GATLING TONGUE
Nathan Fake - Evaporator
Marielle V Jakobsons - The Patterns Lost to Air
Midori Hirano - OTONOMA
Wahn - Echo Mist Light
![]() |
![]() |
![]() |
- Comité d’écoute IRM - session #21 spéciale hip-hop du début d’année : ConfiA ; Dope KNife ; ialive ; Ill Clinton ; Nya7seedz x PruVen ; Sniff, Caneva & Hush One ; Spice Programmers
- Alex Thagis : "Dans Turne 66, la question était de savoir quelle place pour une Albertine Sarrazin de nos jours."
- And Also The Trees - The Devil’s Door
- Buck 65 - Do Not Bend
- Luke Temple - Hungry Animal
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
![]() |
![]() |




























