Peter Kernel - How To Perform A Funeral

Acte I : le coup de foudre. En effet, je ne pouvais avoir élu Peter Kernel meilleur groupe suisse des années 2000, sans revenir plus en détail sur ce How To Perform A Funeral .

1. He’s A Heartattack
2. Videotapes In Dubai
3. I Counted Them To Die Properly Voir la vidéo Peter Kernel - I Counted Them To Die Properly
4. Shoot Back
5. Happy To See You
6. In Case
7. Smiling Voir la vidéo Peter Kernel - Smiling
8. Flies Die
9. What The Hell
10. Radio Cowboy
11. Rena

date de sortie : 01-03-2008 Label : On The Camper Records

Vingt ans tout juste séparent ma découverte des Pixies via le morceau Alec Eiffel et celle de Peter Kernel à travers la vidéo de I Counted Them To Die Properly. Pour l’un comme pour l’autre, ce fut un coup de foudre immédiat et assurément inébranlable, dans le temps comme dans la force. Le plus dur finalement dans cette chronique sera de ne pas trop parler du groupe de Boston, les cultissimes lutins étant à l’origine de bien trop de sons et de passions.

Barbara donc, vidéaste canadienne de passage en Europe a fini par poser ses valises en Suisse, aux côtés de Aris et Ema. Avaient-ils conscience de jouer avec deux décennies de codes, de tics et de belles idées, lorsque How To Perform A Funeral a jailli de leurs insouciantes jeunesses ? Est-ce plus facile d’innover musicalement ou de s’approprier le meilleur, rien que le meilleur ?


Ce qui est certain, c’est qu’on en croise du monde : Sonic Youth, Pixies, Pinback, Swell, Weezer, Sebadoh, Arab Strap, Wolf Parade, Blonde Redhead, 1000 Robota, n’en jetez plus. Certes, le rock indé au sens large du terme est bien trop vaste pour faire tenir tout le monde dans un album, mais il faut se faire une raison : ce premier opus de Peter Kernel a des allures de best-of. Pour tout vous dire, je n’écoute cet album que depuis quelques mois et déjà plus rien ne compte. J’ai divorcé d’avec ma femme, j’ai jeté mes gamins avec l’eau du bain, j’ai foutu ma voiture à travers la baie vitrée de mon voisin, un vendredi soir alors que j’écoutais l’ultra-puissant morceau Rena. J’en suis dingue.

Chaque morceau est une surprise, chaque morceau est une évidence, je connais déjà chacun des recoins, je me régale de chaque intonation, de chaque changement de rythme. Dès le premier morceau, He’s A Heartattack et à la manière du Obstacle 1 de Interpol, on a ce sentiment que les fusibles ne tiendront pas le coup, que la fée électricité va en prendre plein sa gueule, que ça va partir en vrille. Et ça ne manque pas, le groupe déroule tout son savoir-faire, essayant de ravaler au maximum la tension dans les premiers temps, nous laissant nous amouracher d’un Shoot Back avant de nous envoyer dans les cordes pendant plus de 7 minutes avec le très Subbacultchien Happy To See You. Tout ce qui suit n’est que jouissance, In Case, Smiling, File Dies, et les autres, j’en suis bouche bée.

J’en ai pourtant aimé des groupes, défendu des albums, des jeunes pousses et des vieilles daubes, mais ce premier opus de Peter Kernel avec son air de taillé dans le marbre appartient déjà au cercle très restreint des intouchables. Bienvenue au club, l’écouter c’est l’adopter.

Chroniques - 06.11.2011 par indie
 


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mercredi 17 juillet 2019


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