Richard Kapp & The Gowns - AMOK

1. Conditioned Man Voir la vidéo Richard Kapp & The Gowns - Conditioned Man
2. Ghost In The Lime Voir la vidéo Richard Kapp & The Gowns - Ghost In The Lime
3. Happy Sun
4. Be Unusual
5. Bobobonko
6. You Fell Out Of My Bed
7. Master Of Tiramisu
8. I Am So In Love
9. Let It Go
10. Walking The Road
11. Each Day Is A Gift
12. Amok

2012 - Autoproduction

Sortie le : 4 octobre 2012

De nombreux extraits de l’album ici et un trailer en prime :

Richard Kapp se lâche

Depuis le temps qu’on vous vante le songwriting désarmant du Viennois, il serait peut-être temps de vous y mettre ! Et pourquoi pas en commençant par cet AMOK, aboutissement à bien des égards de la patte Richard Kapp, lequel trouve ici auprès de son tout nouveau groupe The Gowns une parfaite balance entre intimisme et dynamisme au diapason d’un univers mêlant constamment élégance romantique et ironie baroque, efficacité pop et charme jazzy, classicisme et modernité. un paradoxe tout entier résumé par le superbe Ghost In The Lime : apprendre des fantômes du passé puis s’en défaire pour mieux avancer.

Mais rien n’est jamais aussi simple chez l’auteur du déjà ambitieux Lunchbox, et entre un Happy Sun aux faux-airs de valse viennoise et le funky Be Unusual mettant sur la sellette avec un humour décalé nos désirs très contemporains d’être plus uniques que les autres, difficile de savoir lequel est le plus sarcastique. Une tonalité générale qui donne d’autant plus de poids aux grands moments de mélancolie de l’album, du résigné Conditioned Man transcendé par les harmonies crève-coeur d’Agnes Rössler (dont la délicieuse omniprésence culmine sur le duo Walking The Road avec le vétéran de la basse Tony Cimorosi en invité de luxe) à l’angoissé Amok où le pianiste autrichien laisse éclater toute sa confusion face à notre époque troublée, en passant par le diptyque I Am So In Love / Let It Go, les tiroirs aux émotions changeantes et contradictoires du second répondant à l’harmonie parfaite tous crins en avant du premier.

Quant à la facette la plus décalée de l’album, elle a sans nul doute profité de l’expérience Ricardo Fantastico : des mantras tribaux sur percussions tropicales de Bobobonko nés d’un étrange rêve de communion interethnique en Afrique aux boîtes à rythmes désuettes et claviers bontempi de l’exalté You Fell Out Of My Bed en passant par le rap qui ouvre avec force dérision Master Of Tiramisu, groove culinaire qui pourrait être la transposition du Gâteau d’Amour de Michel Legrand (remember Peau d’Âne  ?) à l’ère bobo (machine à café aux allures de clavier moog à l’appui), on y retrouve un Richard Kapp libéré de toute appréhension, qui se permet même de réinventer sa "short song" Each Day Is A Gift sans crainte d’en noyer l’évidence façon Divine Comedy des débuts sous les cuivres, violoncelles et autres percussons cristallines : un pari assurément réussi pour celui qui nous enchante album après album depuis 6 ans déjà.


( RabbitInYourHeadlights )





Disques - 25.12.2011 par RabbitInYourHeadlights
 


Interviews // 16 février 2017
Entretiens à Twin Peaks : #34 - Richard Kapp

Retrouvez chaque semaine dans nos pages les interviews de quelques-uns des contributeurs à la future compil’ Twin Peaks d’IRM. Sur un nuage il y a quatre ans avec le superbe I See Myself in the Water offert à notre précédente compilation avant de reparaître en version orchestrée sur l’excellent Fake ! en 2015, dernier album en date avec sa troupe (...)



Le streaming du jour #1915 : IRM presents - 'IRMxTP Part XIV - Red Room (The Evil in These Woods)'

Radiations ténébreuses et digressions surréalistes émaillent ce 14e volet - l’avant-dernier à voir le jour - de notre hommage lynchien. Et pour cause, après en avoir chassé l’entrée au gré d’une échappée nocturne dans les méandres inquiétants de la forêt de Ghostwood (sur le volume 13, à télécharger là), c’est dans la fameuse Loge Noire habitée par les (...)



Chroniques // 20 avril 2007
Richard Kapp

Pourquoi donc faire long et très bien quand on peut faire court et encore mieux ? Ç’aurait pu être ma devise pour cette chronique, si ce n’était un minimum de modestie et surtout le talent insolent de Richard Kapp, dont on a décidément pas fini de parler.




indie rock mag - IRM des musiques actuelles


samedi 15 décembre 2018


àýlaýune



surýlesýplatines


nouveauxýmédias



IRMýXýTP


ligneýdeýmire


selectionýirm


friends